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"Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi..? Parce que je n'attends rien de personne..Les attentes font toujours mal. La vie est courte.. Aimez votre vie.. Soyez heureux.. Gardez le sourire.. Et souvenez vous: Avant de parler, Écoutez. Avant d'écrire, Réfléchissez.. Avant de prier, Pardonnez.. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, Aimez.. et Avant de mourir, Vivez !!!"
lundi 11 juillet 2011
تعمير بطاقةالإختيارات
لدورة الأولى: من 13 إلى 16 جويلية 2011
الدورة الثانية: من 21 إلى 24 جويلية 2011
الدورة الثالثة : من 29 جويلية إلى 01 أوت 2011
الدورة النهائية: من 05 إلى 06 أوت 2011
Ben Ali, le dictateur «bac moins 3»
Après 23 ans de règne, une révolution et un procès en cours, le dictateur tunisien déchu reste un personnage mystérieux. Qui est vraiment l'ex-président Zine el-Abidine Ben Ali?
Zine el-Abidine Ben Ali à l'aéroport de Tunis Carthage en 2008. REUTERS/Jacky Naegelen
Alors que depuis le 20 juin 2011 les procès et les condamnations le concernant se succèdent à un rythme soutenu à Tunis, l’ex-président tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, est absent, en exil à Jeddah en Arabie saoudite. Ce militaire a forgé l’essentiel de sa carrière au sein des services de sécurité et du renseignement. Personnage de l’ombre, Ben Ali est demeuré en 23 ans de pouvoir, et particulièrement vers la fin de sa présidence, un homme insensible et faussement populaire. Son portrait, placardé dans toute la Tunisie au fronton de la plus petite échoppe est certes connu de tous mais sa vraie nature, elle, est restée mystérieuse.
Cet enfant d’Hammam Sousse, une ville côtière au nord de la Tunisie, a vu le jour en 1936, sous le protectorat français. Quatrième d’une famille modeste de onze enfants (son père aurait été gardien au port de Sousse), Zine el-Abidine (la beauté des croyants), effectue de piètres études secondaires au lycée de garçons de Sousse. Celui qu’on surnommait «Bac moins 3», n’est effectivement pas devenu bachelier.
Il ne s’intéresse pas aux arts, n’a pas les qualités d’un autodidacte, ne lit pas et n’aime pas les intellectuels, une haine des lettres et des arts qui perdurera durant son règne. Son double engagement dans l’armée et le parti indépendantiste Néo-Destour lui offre en 1956 une seconde chance. Au cours de sa vie lycéenne, Ben Ali suit les traces de son ami d'enfance Hédi Baccouche, un militant aguerri qui restera l'un de ses plus proches alliés et qui deviendra son Premier-ministre.
Le jeune Ben Ali bénéficie d'une formation d'officier, lors d'un bref passage à l’Ecole militaire française interarmes de Saint-Cyr (EMIA) en 1956. Il est admis dans une promotion parallèle exceptionnelle en hommage à la récente indépendance tunisienne. Mais cette promotion particulière baptisée «Bourguiba», ne comprend qu’une poignée d’officiers tunisiens parmi lesquels Ben Ali ne s'est pas intégré. Il achève sa formation avec un diplôme d’ingénieur électronicien obtenu aux Etats-Unis:
«Mon intérêt pour l’informatique, a eu une incidence heureuse sur ma façon de travailler; cela m’a donné un goût prononcé pour la logique, la rigueur de l’analyse et une vision prospective planifiée, loin de toute improvisation.»
Premières armes en politique
De retour en Tunisie, il est affecté au service du colonel Kéfi, un ancier officier de l'armée française devenu le chef d'état-major de l'armée tunisienne, dont il épouse la fille en 1964, Naïma Kéfi. Un amour stratégique qui lui vaut d’être à 28 ans le directeur de la Sécurité militaire, poste qu’il occupe jusqu’en 1974.
Père de six enfants, dont trois filles nées de son premier mariage, Ben Ali se trouve particulièrement à son aise au sein des services de renseignement, sa fonction consistant à assurer la surveillance des casernes. Il est à un poste qui convient à sa nature timide et taciturne et qui le garde à distance des chefs de l’armée.
Ben Ali n’est pas vraiment inconnu des Tunisiens. Il apparaît pour la première fois sur la scène politique en 1974, à l’occasion de l’Union tuniso-libyenne et la naissance de la République arabe islamique proclamée par Habib Bourguiba et le colonel Kadhafi. C’est là que le général Zine el-Abidine Ben Ali se forge une réputation de militaire impassible et de référent en matière de sécurité. Mouammar Kadhafi avance son nom pour diriger l’ensemble des services de renseignement et de la sécurité militaire de cette union éphémère des deux pays voisins (de 1973 à 1974). Une fois la République arabe islamique enterrée et les relations avec la Libye refroidies, les conseillers de Bourguiba invitent ce dernier à écarter Ben Ali du pouvoir. Zine el-Abidine se contente d’un poste d’attaché militaire à Rabat, au Maroc, où il découvre les délices de la dolce vita marocaine mais entretient des relations exécrables avec le roi Hassan II.
Il marque son retour au pays quelques années plus tard en 1978, date à laquelle l’agitation sociale menace le régime du «Combattant suprême», Habib Bourguiba. Opportuniste, Ben Ali sent le vent tourner. Il prend en charge la Sûreté générale, alors que Bourguiba lutte pour laisser l’armée en dehors de la politique. Un poste clé sur lequel Zine el-Abidine s’installe pendant trois ans.
Mais alors qu’il se croit définitivement ancré au gouvernement, il commet une erreur qui lui coûte son poste: un commando libyen investit la ville de Gafsa, dans le Sud tunisien, et y séjourne en toute impunité, sans que les responsables de la sûreté générale s’en aperçoivent. Il est aussitôt limogé par Bourguiba et envoyé à Varsovie en Pologne en mars 1980 en tant qu’ambassadeur. Il revient en Tunisie en décembre 1983, lors de la «révolte du pain» qui officialise la rupture entre les Tunisiens et Bourguiba. Abandonné, Habib Bourguiba a justement besoin de rigueur militaire et d’expertise en matière de renseignement et rappelle Ben Ali à ses côtés à la direction de la Sûreté générale.
Dès lors, son ascension au sein du gouvernement tunisien est fulgurante. La lutte contre les islamistes qui menacent le régime et le climat de crise sociale, propulsent alors Ben Ali vers le sommet du pouvoir au plus proche de Bourguiba. Après les émeutes de 1984, il passe respectivement de secrétaire d’Etat à la Sûreté, puis ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement de Rachid Sfar au poste de Premier ministre le 2 octobre 1987.
Installé à la présidence tunisienne depuis l’indépendance du pays en 1956, Habib Bourguiba est malade, s’enferme dans son palais et règne plus qu’il ne gouverne. Grâce à un «coup d’Etat médical», Ben Ali écarte «sans violence ni effusion de sang», le 7 novembre 1987, le père de l’indépendance devenu sénile. Selon la formule consacrée, Ben Ali «dépose» Bourguiba. Les journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi, dans leur livre «Notre ami Ben Ali», donnent leur version des faits (page 45):
«Sept medecins, dont deux militaires, sont convoqués en pleine nuit, non pas au chevet du malade mais, là encore, au ministère de l'Intérieur. Parmi eux se trouve l'actuel médecin du président, le cardiologue et général Mohamed Gueddiche. Ben Ali somme les représentants de la Faculté d'établir un avis médical d'incapacité du président. "Je n'ai pas vu Bourguiba depuis deux ans", proteste un des médecins. "Cela ne fait rien, signe", tranche le général (Ben Ali)».
Le premier discours présidentiel est rédigé par Hédi Baccouche. Les Tunisiens observent ce militaire inconnu à la carrure de déménageur et écoutent en silence Ben Ali leur promettre sur les ondes de la radio nationale une rupture avec l’ancien régime:
«Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse. L'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l'Etat qui excluraient le peuple».
Un président manipulateur
Un an après, en 1988, il se sépare de la fille du colonel Kéfi et s’affiche avec une Tunisoise d’une trentaine d’années qu’il fréquentait dans les années 1980, Leïla Trabelsi. Leur première fille, Nesrine Ben Ali, voit le jour en 1987 alors que ses parents ne sont pas encore mariés. Il épouse Leïla Trabelsi en 1992, l’année de la naissance de sa cinquième fille, Halima Ben Ali. Cette seconde épouse, diplômée de Lettres et coiffeuse de profession, a un caractère beaucoup plus trempé que son mari, qu'elle manipule dans l'ombre. Elle place en outre progressivement ses dix frères et soeurs aux postes clés de l'économie du pays. On porte à l’actif du premier mandat de Ben Ali une politique dite de «solidarité», avec la création d’un fonds spécial destiné à l’origine aux pauvres, le «26-26». On découvrira plus tard que la moitié de ces fonds spéciaux ont étédétournés par le clan présidentiel.
Parvenu à la plus haute marche du pouvoir, Ben Ali amadoue les Tunisiens et tisse discrètement sa toile. Il supprime «la présidence à vie», instituée par Bourguiba et limite à trois le nombre de mandats présidentiels. En 1988, il fait même adopter une nouvelle loi sur les partis. Il poursuit le développement d’un système de sécurité sociale et les réformes sur l’éducation et l’émancipation des femmes initiées par son prédécesseur. Ben Ali, c'est l'autocratie de Bourguiba moins son charisme et sa culture.
Sur la forme, le nouveau président Ben Ali entame une série de réformes politiques et économiques: libéralisation et ouverture des marchés, libération des prisonniers politiques, instauration du multipartisme, scolarisation obligatoire jusqu'à 16 ans. Le Parti Socialiste Destourien (PSD) qu'il dirige est rebaptisé Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD). Ce parti compte plus de 2 millions d’adhérents sur une population de 10 millions.
Sur le fond, les méthodes de sa présidence restent les mêmes que celles employées dans les services de renseignement militaire. Selon Ahmed Bennour, ancien secrétaire d'Etat à la Défense puis à l'Intérieur, le budget de la police a presque quadruplé depuis 1987. Il existait à peine deux cents lignes téléphoniques sur écoute du temps de Bourguiba; en 1989 il y en aurait plus de trois mille.
En 1991, Ben Ali dissout Ennahdha (Renaissance), le grand parti islamiste tunisien, dont il fait emprisonner plus de 20.000 membres. Il interdit le port du voile dans les lieux publics et muselle la presse ainsi que les partis d'opposition. La révision de la Constitution et le Code électoral ne sont que des mesures de démocratisation de façade. En réalité, la Tunisie toute entière est progressivement soumise à une surveillance généralisée et à une propagande massive en faveur de Ben Ali.
À la tête du parti majoritaire le RCD, il est réélu président de la République en 1994, en 1999 et en 2004, recueillant entre 94% et 99% des voix. Son régime est soutenu par les Etats-Unis, Israël, la France et l'Italie, notamment parce qu'il abrite discrètement une base arrière de la CIA et de l'Otan servant aux opérations anti-terroristes régionales et au contrôle de la Méditerranée.
La fin du règne
En 1999, il organise la première élection présidentielle pluraliste de l’histoire de la Tunisie, un événement. Mais dès 2002 il fait sauter le dernier verrou empêchant son maintien au pouvoir à vie: l’adoption par référendum d’une modification constitutionnelle lui permettant de se représenter. L’année 2005 marque la naissance de son fils, Mohamed Zine el-Abidine Ben Ali, «le prince» pour lequel le président réalise les dépenses les plus folles. En 2008, il mate des émeutes dans le sud-ouest tunisien par l’armée sur fond de chômage et de népotisme. L’année suivante, Zine el-Abidine Ben Ali, est réélu pour un cinquième mandat avec près de 90% des voix.
Les méthodes répressives et dictatoriales sont de plus en plus visibles. Le régime devient paranoïaque. Un projet de loi adopté en conseil des ministres prévoit que tout Tunisien qui transmet à une organisation internationale des informations «de nature à ternir l'image de la Tunisie» est passible d'une peine de prison de cinq à douze ans.
L’espionnage et la censure de la population créent un silence politique assourdissant. La corruption, les passe-droits, les tortures marquent la fin de son règne. La nature profonde de Ben Ali transparaît dans sa façon de gouverner le pays. Il utilise les forces de l’ordre pour maintenir la population sous une chape de terreur en anéantissant l'âme et l'identité des Tunisiens.
Le 14 janvier 2011 sur le tarmac de l’aéroport de Tunis-Carthage, le Boeing présidentiel 737-700 d’une trentaine de places est prêt à décoller en urgence. Au même moment, les Tunisiens tombent sous les coups de matraques et sous les balles. Zine el-Abidine Ben Ali, lui, ajuste sa cravate rouge sur son costume bleu avant d'embarquer. L’enfant d’Hammam Sousse timide et renfermé sur lui-même, à la scolarité désastreuse, est «dégagé» par les Tunisiens sortis de 30 années de léthargie.
Existe-t-il une identité tunisienne autre qu'islamiste?
La dictature avait étouffé l'expression du peuple pour mieux le mater. Sous la menace islamiste, comment les Tunisiens parviendront-ils à se réapproprier leur identité?
Après la «révolution surprise», la Tunisie est à la recherche de son avenir. Selon l’expression d’un confrère, après trois semaines passées à Tunis et dans le sud, le pays «manque de discours».
La révolution a été trop rapide pour être prévisible. Elle n’a même pas été rêvée tant elle semblait inaccessible, mais elle parait aujourd’hui orpheline. Les régimes de Habib Bourguiba et de Zine el-Abidine Ben Ali ont éradiqué toute velléité d’initiative de la jeune génération pour décourager les ambitions politiques. Même l’armée a été volontairement délaissée au profit des services de sécurité pour empêcher l’éventuelle émergence d’un colonel séditieux.
Il n’y a pas d’élite dans laquelle on pourrait puiser les dirigeants de demain et la résignation dont ils ont fait preuve a empêché qu’une tête charismatique dépasse de l’ensemble terne d’organisations ou de partis. La révolution a dû rechercher dans les tiroirs de l’histoire quelquesseptuagénaires —moins mouillés— en état de conduire les affaires du pays car les jeunes n’ont pas été préparés à cet avenir.
Alors, les révolutionnaires ont du mal à prendre des responsabilités dans le nouveau régime car ils n’ont pas d’arguments pour un discours qui n’existe pas et qu’ils sont incapables de déclamer. L’espoir diminue auprès de la population tunisienne qui reste dans l’attente de directives et de propos d’espoir et qui craint que la révolution lui soit confisquée.
Une entreprise de destruction identitaire
Les dictatures qui ont sévi durant plusieurs décennies ont été contraintes, pour se défendre et perdurer, d’étouffer l’identité du peuple pour mieux le mater. Elles ont favorisé l’émergence d’un système élitiste aux ordres du pouvoir en empêchant l’avènement de jeunes pousses capables de conduire les instances dirigeantes.
La révolution a donné au peuple la conscience de sa puissance mais elle ne lui a pas rendu son identité perdue, étouffée par l’ancien régime, et bradée pour l’empêcher d’exister. Le président Bourguiba avait fait de sa lutte contre les autorités religieuses son cheval de bataille. Le rôle de la nouvelle révolution consistera en revanche à réveiller une identité islamique qui pourrait trouver un consensus dans le pays. Modérée, elle pourrait s’opposer à l’intégrisme des factions antagonistes, les Frères musulmans, le Djihad islamique et al-Qaida, qui ont chacune l’inconvénient d’être sous l’influence d’un pays tiers.
La Tunisie avait été le premier pays du monde arabe à œuvrer pour détruire son identité originelle islamique. Le président Bourguiba avait décidé de s’affranchir d’un pouvoir religieux omniprésent qui freinait sa puissance et sa marche vers le modernisme occidental auquel il était attaché par conviction et intérêt. Il avait donc décidé de le combattre de manière brutale, en brisant les tabous, non pas par crainte de se voir supplanté politiquement, mais pour avoir les mains libres, pour marginaliser l’identité musulmane. Il avait donné aux femmes leur liberté, via le Code de statut personel (PDF), et il avait pris le risque de déconseiller le jeûne du ramadan aux travailleurs, de fustiger le port du voile, le «chefchari» tunisien. Cette marche forcée vers l’occident lui avait d’ailleurs valu les foudres des autorités de la Zitouna qui ont fini par se plier aux injonctions du «combattant suprême».
Habib Bourguiba avait opté pour la destruction des piliers de l’identité arabe en abolissant les tribunaux islamiques et en favorisant l’apprentissage de la langue française, la langue coloniale. Il voulait que les institutions de l’Etat rompent toute référence aux racines islamiques. Aidé des caciques de son parti, il avait ainsi créé une élite politique, aux ordres, qui n’a pas généré de relève. Les islamistes étaient traqués, combattus, exilés, emprisonnés, tandis que toute référence à la religion était considérée comme un acte de défiance à l’égard du régime. L’islam était devenu l'ennemi du peuple et tout tunisien qui s’en référait devenait suspect. Le paradoxe aujourd’hui tient dans le fait que les femmes, qui ont été libérées à l’avènement de l’indépendance, veulent par réaction marquer leur originalité en s’affichant à nouveau avec le voile, moins par conviction que par provocation.
La menace islamiste
Mais elles craignent que la réactualisation de cette identité perdue passe par l’avènement au pouvoir des extrémistes. Alors les pionnières, qui étaient au premier rang des manifestants et quiont lutté pour la chute du régime, ont prévenu qu’elles défendront leur statut avec la même énergie qu’elles ont combattu la dictature à l’instar de la journaliste Racha Tounsi, en tête des cortèges pour manifester et pour soigner les blessés. Mona Ben Halima, ancienne élève du lycée Louis-le-Grand à Paris avait exploité l’arme d’internet pour rameuter les jeunes et pour informer la presse française.
Le 5 avril 2011, des militants islamistes ont investi l'hôpital de La Rabta à Tunis, en insultant les infirmières et les femmes médecins non voilées. La menace étant claire, elles ont décidé de s’organiser pour prendre part aux nouvelles réalités. Elles ont convaincu les dirigeants qu’ils devaient reporter les élections car, si elles avaient lieu à la date fixée, les islamistes, en tant que seuls militants organisés et structurés, auraient la majorité. Le fantasme de l’avènement d’une république islamique n’est pas exagéré. La Tunisie n’est pas à l’abri de troubles à l’algérienne, car l'ex-ministre de l'Intérieur du gouvernement tunisien de transition, Farhat Rajhi, a suscité un vif émoi en dénonçant la préparation d'un «coup d'Etat militaire» dans le pays en cas de victoire des islamistes aux élections.
La Tunisie, qui s’est définie à l’origine comme un Etat évolué, émancipé et modéré, n’a plus le choix qu’entre le salafisme des islamistes radicaux et le modernisme hérité des occidentaux. Des intégristes tunisiens revendiquent à présent ouvertement le droit à un Etat islamique radical. Ils veulent parvenir à leurs fins en instituant le désordre en Tunisie, en manifestant avec violence, en harcelant les femmes au travail et en s’attaquant aux touristes symboles de la décadence de l’occident. Ils feignent d’ignorer que l’économie du pays est totalement dépendante de l’apport des occidentaux mais ils comptent les remplacer en s’appuyant sur leurs alliés intégristes étrangers. Interdits pendant le régime précédent, les hommes barbus envahissent à présent les rues et les femmes n’hésitent plus à se couvrir d’une tenue noire qui ne figurait pas dans la tradition de la culture tunisienne. Aujourd’hui, la Tunisie laisse filtrer un profond pessimisme sur son avenir.
تسجيل الناخبين في القائمات______صوّت ...فصوتك حماية لثّورة
ينطلق تسجيل الناخبين في القائمات ابتداء من يوم غد 11 جويلية 2011 ... و ينتهي يوم 2 أوت 2011
التوقيت: من الثامنة صباحا الى السادسة مساء
المكان: مقرات البلديات
تنبيه: من لا يسجل اسمه في القائمات لن يستطيع التصويت في الانتخابات
لا تضيّع حقّك في ممارسة حقّك في الانتخاب في أول انتخابات في تاريخ تونس
كل شخص لا يصوّت يعطي صوتا زائدا للتجّمّعيين
عدد الناخبين 6 ملايين
عدد الأيام 20
عدد البلديات 300
العمل 8 ساعات يوميا
عملية بسيطة: 6 مليون في 20 يوم يعني 300 ألف يوميا على 300 بلدية يعني 1000 شخص يوميا في
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Un paradis perdu comme il n'en existe presque plus.
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dimanche 10 juillet 2011
قربة : فلاحو الطماطم يعتصمون
أغلق منتجو الطماطم الطريق الرابطة بين قربة ومنزل تميم في حركة إحتجاجية للمطالبة بالترفيع في سعر بيع الطماطم لمعامل التحويل ويعتبر فلاحو الطماطم ان الثمن يبقى بعيدا عن المطلوب بالنظر لكلفة الإنتاج وكثرة المشاكل والصعوبات وآخرها مرض tuta absoluta الذي انتشر في المزارع واستنزف مصاريف إضافية مقابل ما اعتبروه استغلالا
لأصحاب المؤسسات التحويلية وعدم تدخل الدولة بشكل يدعم الفلاح .L'équipe *Seven Stars* hazzit dawret tunisiana elli f Korba.
L'équipe *Seven Stars* hazzit dawret tunisiana elli f Korba.
Les noms des joueurs elli bech yemchiw dimanche prochain lel marsa w yala3bou 3ala 10 milles dinars:
1- Dridi Mahran
2- Galbi Fakhreddine
3- Galbi Bacem
4- Galbi Nadhir
5- Mtir Fat'hi 6- Bani Fakhreddine
7- Yedes Mohamed Ali
Les noms des joueurs elli bech yemchiw dimanche prochain lel marsa w yala3bou 3ala 10 milles dinars:
1- Dridi Mahran
2- Galbi Fakhreddine
3- Galbi Bacem
4- Galbi Nadhir
5- Mtir Fat'hi 6- Bani Fakhreddine
7- Yedes Mohamed Ali
bravo JCI korba
مداخلة رئيس الغرفة الفتية بقربة حول الغرفة وآفاقها وأنشطتها
مداخلة عميد كلية العلوم حول نظام إمد
مداخلة مدير تربصات الكلية حول التكوين والتربص الجامعي
مداخلة الأستاذ منذر الطمني (علم اجتماع) حول الجانب النفساني والاجتماعي
مداخلة الأستاذ محمد خلفة (المدرسة الوطنية للمهندسين بقابس) حول التوجه الجامعي
مداخلة رئيس جمعية الشباب والعلم بتونس حول دور الجمعيات في تأطير الشباب
وقد شفع اللقاء بنقاش واستفسارات الحاضرين
مداخلة عميد كلية العلوم حول نظام إمد
مداخلة مدير تربصات الكلية حول التكوين والتربص الجامعي
مداخلة الأستاذ منذر الطمني (علم اجتماع) حول الجانب النفساني والاجتماعي
مداخلة الأستاذ محمد خلفة (المدرسة الوطنية للمهندسين بقابس) حول التوجه الجامعي
مداخلة رئيس جمعية الشباب والعلم بتونس حول دور الجمعيات في تأطير الشباب
وقد شفع اللقاء بنقاش واستفسارات الحاضرين
je remercie tout les membres de la JCI korba et sur tout mon frère Ramzi yedes
مداخلة المرشدة في الإعلام والتوجيه بولاية نابل حول التوجيه الجامعي
Les membres de la JCI
مداخلة عميد كلية العلوم حول نظام إمد
مداخلة عميد كلية العلوم حول نظام إمد
le professeur mohammed khalfa avec l'admin de ce blog
Ramzi Yeedes president JCI korba
برقم النداء : 1830 أو المرشدة الجهوية للإعلام و التوجيه عبر البريد الإلكتروني : aicha.saoud@hotmail.com
لمزيد الإرشادات يمكنكم الإتصال
برقم النداء : 1830 أو المرشدة الجهوية للإعلام و التوجيه عبر البريد الإلكتروني : aicha.saoud@hotmail.com
أو المركز الجهوي للتوجيه و الإعلام بالمعهد العالي للدراسات التكنولوجية بنابل المرازقة
vendredi 8 juillet 2011
مبروك للناجحين في الباكلوريا
مبروك للناجحين في الباكلوريا
تحصلتم على شهادة الباكلوريا لكن الأكيد هو أنكم تواجهون صعوبة الاختيار نحن معكم ونساندكم، فالغرفة الفتية العالمية بقربة تدعوكم هذا الأحد في لقاء يجمعكم بجامعيين ومختصين تحت إشراف وزارة التعليم العالي والبحث العلمي للاستفادة من توجيهاتهم ومداخلاتهم ولطرح أسئلتكم واستفساراتكم
أبناء غرفتنا، من خريجي الجامعة التونسية، سيقدمون لكم الإضافة من خلال اختصاصاتهم الجامعية المتعددة وتجاربهم المعيشة
تحصلتم على شهادة الباكلوريا لكن الأكيد هو أنكم تواجهون صعوبة الاختيار نحن معكم ونساندكم، فالغرفة الفتية العالمية بقربة تدعوكم هذا الأحد في لقاء يجمعكم بجامعيين ومختصين تحت إشراف وزارة التعليم العالي والبحث العلمي للاستفادة من توجيهاتهم ومداخلاتهم ولطرح أسئلتكم واستفساراتكم
أبناء غرفتنا، من خريجي الجامعة التونسية، سيقدمون لكم الإضافة من خلال اختصاصاتهم الجامعية المتعددة وتجاربهم المعيشة
استعدادات حثيثة لإنجاح دورة تونزيانا لكرة القدم والتنس الشاطيئة
استعدادات حثيثة لإنجاح دورة تونزيانا لكرة القدم والتنس الشاطئية والتي من المقرر ان تبدأ هذا السبت 9 جويلية وتتواصل إلى غاية يوم الأحد 10 جويلية , فقد تم تركيز مدارج ضخمة على الشاطئ لإستيعاب الجماهير
الفائز بدورة قربة (كرة التنس االشاطئية / كرة القدم الشاطئية ) سيشارك في الدور النهائي بمدينة المرسى و سيفوز
بمبلغ 10.000 دينار نقدا
عديد الهدايا و المفاجآت فانتظاركم
samedi 12 mars 2011
خبر سرقة مكتب البريد قربة
جاو جماعة في يديهم أسلحة بيضاء و دقدقو عالدّار حلّت الطفلة الباب كيف لقاتهم متلثمين هربت لداخل، خلطو علاها و كتفوها... وشدّو بوها "مدير البوسطة" وهزوه للبوسطة من داخل وضربوه على راسو بالتّالاني متع سكّينة... يخي فيضولو راسو بالدّم...
قاللهم المفتاح في الدّار، مشاو معاه، وهو يلوج ويضيع في الوقت قاللهم هاو لقيتو في جيبي... هزّوه للخزنة وتلز باش يكتبلهم الكود...
هزُّو 85 مليون و 500 بالضبط
الحكاية مالمصدر
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