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‎"Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi..? Parce que je n'attends rien de personne..Les attentes font toujours mal. La vie est courte.. Aimez votre vie.. Soyez heureux.. Gardez le sourire.. Et souvenez vous: Avant de parler, Écoutez. Avant d'écrire, Réfléchissez.. Avant de prier, Pardonnez.. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, Aimez.. et Avant de mourir, Vivez !!!"

lundi 25 juillet 2011

Programme politique de l'international Sebkhaoui!

A quelques mois de l'éventuel rendez-vous électoral de la constituante, notre Parti de la Sebkha présente ci-dessous son programme politique. Face à la monotonie et la démagogie de nombreux partis, contre la résurgence du mauvisme et l'émergence de l'islamisme, nous avons décidé depuis la Sebkha de Tunis en accord avec nos amis sijoumistes, de présenter un projet alternatif qui redonne de l'espoir et qui soit à la hauteur des promesses du 14 Janvier 2011.

Partant du constat que notre pays fut l'improbable lieu de la déferlante révolutionnaire, nous pensons que la Tunisie doit profiter de cette visibilité mondiale pour être l'improbable lieu de l'invention d'un nouveau système de vivre-ensemble. Nous pensons par ailleurs, que le "génie colérique" de la jeunesse, parti de Sidi Bouzid qui a chassé sur son chemin Ben Ali et ses copains despotes arabes, ne se réduit pas à une simple réaction contre la dictature. Ce vent frappe déjà à la porte de l'Europe par l'Espagne et il est probable que ce phénomène traduise une réaction plus générale contre un mal-être universel de la jeunesse du 21ème siècle. Preuve que les démocraties sous leur forme occidentale (capitalo-parlementariste dirait Badiou) montrent aussi leurs limites et que nous devons aspirer à un nouveau système politique totalement inédit!
Chers compatriotes, afin d'être à la hauteur de cette mission historique, nous autres les internationalistes Sabkhouis prétendons formuler une alternative expérimentale que nous développerons en Tunisie et que nous exporterons ensuite vers le reste du monde. Nous nous posons donc en dehors du jeu démocratique et nous ne promettons ni croissance, ni travail, ni propsérité ni toutes ces choses qui font le chou gras du système et qui nous dévient de nos véritables objectifs trop souvent occultés par les politiciens, c'est à dire:


l'Amour, l'Art et le Bonheur!



Telle est la devise de notre parti de la Sebkha, mais attention ne nous confondez par avec les vulgaires partis anarchistes car nous sommes des garants du prestige de l'Etat et ses institutions tel que l'expose notre programme présenté ci-dessous:
Quelques remarques s'imposent:
- L'économie est exclue de notre programme. Elle n'est pas un objectif en soi. Elle n'est que la résultante d'une philosphie de l'Etat dont nous fixons ci-dessous les préalables.
-Aux internationalistes patience, ici nous adaptons notre projet au contexte tunisien.
Les nouvelles institutions:
















Bien entendu nous n'exposons ici qu'une partie infime de notre programme. Nous déballerons le reste quand nous serons élus. Nous n'allons tout de même pas risquer de nous faire piquer nos idées par les autres...




Le chemin de la censure passe d'abord par le porno

Chers amis, je crains de vous décevoir ce soir en vous dévoilant la véritable nature de ma lutte commencée il y a de cela 4 ans. Je me suis fait passer pour un défenseur des droits de l'Homme, pour un cyberdissident, pour un blogueur caricaturiste. En réalité, mon combat contre Ben Ali n'avait pour seul objectif que de lever définitivement la censure contre les sites pornos... Car voyez-vous, chers lecteurs, je suis sujet à uneaddiction sévère pour le X.
Ah! quand je pense à tous ces journalistes qui m'ont pris au sérieux, à mon éditeur qui a vu en moi un révolutionnaire, je me dis que j'ai bien fait de rester anonyme!
J'avoue, que la Révolution fut pour moi un énorme orgasme. Sauf que je ne retiens pas la date du 14 Janvier, mais bien celle du 13, lorsque Ben Ali a levé totalement la censure...Ce fut véritablement l'une de ses plus avant- gardistes actions après 23 ans de dictature!


La pudibonderie de 3 avocats qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de porter plainte contre la pornographie virtuelle a conduit un juge à sommer l'ATI de censurer les sites pornos (lire cet article). 
Ces avocats ont le droit de refuser le X dans leur foyer, mais pourquoi convoquer l'autorité publique quand existent des solutions de filtrage privé du net? Ces attitudes révèlent une nostalgie de certains compatriotes à vivre sous le joug d'un État omnipotent régissant notre vie intime et notre moralité. Ben Ali aussi s'enquérait de notre sexualité, lui qui nous a censuré le porno et qui voulait nous refourguer du Viagra par son gendre Sidi El Materi (voir ici). Rappelez-vous que le même bouton contre le X lui a aussi servi à faire taire tous ses opposants sur la toile...
Mes amis, la machine infernale n'a pas été démontée. En témoigne le cas de Samir Feriani toujours sous les verrous pour avoir dénoncé dans une lettre les agissements du ministère de l’Intérieur, ou plus récemment les déclarations d'un certain Néji Zaïri (ancien porte-parole du ministère) qui dénonce la persistance des anciennes pratiques mauves...
Conclusion
Ok, cette histoire de censure du X bien évidement est anegdotique au vue de sujets plus brûlants. Cependant, aussi insignifiant soit-il ce sujet concerne la liberté du net (et non pas la promotion de la pornographie qui reste une industrie déhumanisante rappelons-le!). Accorder à l'état le droit de toucher à cette liberté, c'est lui ouvrir un boulevard pour toutes les dérives possibles...
C'est pourquoi, mes amis, un des acquis de la Révolution vient de tomber, et je déclare ainsi ouverte la suite de la lutte!


Chers amis, je ne sais toujours pas pourquoi il y a eu ce Kasbah 3.
En revanche, ce que je sais, c'est que malgré toutes les dérives, les doutes, les égos, où que l'on soit, que ça mauve ou que ça nahdha, demeure une lueur d'espoir: Inscrivons-nous tous pour les listes électorales afin de pouvoir voter le 23 octobre 2011!
et Olé!


En Tunisie, la caricature comme arme politique


Les Ben Simpsons -comme toujours- ont tout compris!

Je ne sais pas s'ils ont vraiment tout compris, mais si ça peut les faire voter, c'est déjà ça de gagné!
D'ailleurs, ces Ben Simpsons ne comptent plus leurs actions citoyennes. Rappelez-vous mes amis de leur défilé à El Menzah contre les "extrémistes" syndicalistes. Rappelez vous de leurs larmes sous le balcon de l'ex-premier ministre mauve Ghanouchi (à El-Menzah aussi) qui s'était fait dégager par "les extrémistes" islamo-communistes de la Kasbah II. Hier encore les Ben Simpsons ont fait preuve de citoyenneté en manifestant contre les extrémistes religieux de la Kasbah III.
Tonton Sebsi lui-même accuse ces "extrémistes" d'être derrière tous les troubles qui sabotent la marche du pays. Les Ben Simpsons, en bons citoyens, sont toujours d'accord avec le premier ministre et trouvent bien méritée la violente raclée infligée aux extrémistes par la police... cette même police qui fut d'ailleurs à leur côté lors de la manif d'hier, pour les protéger. Les Ben Simpsons en ont profité pour insulter au passage les journalistes extrémistes d'Aljazira dont une équipe présente sur les lieux avait été refoulée par les manifestants.
Bref mes amis, le complot des extrémistes que dénonçait déjà Ben Ali continue de plus belle à semer le bordel dans le pays!
Mes amis, que ça complote ou que ça mauve ici ou là, inscrivons-nous quand-même pour ces élections du 23 octobre, c'est devenu notre unique espoir!




Quand le mauve se bourguibise…


Le 6 Avril 2011 a été commémoré le 11ème anniversaire du décès de Habib Bourguiba. Autant dire qu’il s’agissait de la première commémoration du Bourguibisme après 10 ans de quasi-censure par Ben Ali. Les anciens journaux de la propagande se sont bien lâchés pour rattraper le retard. Ils n’ont pas manqué de tartiner leurs articles d’éloges et de gratitude à la gloire de l’artisan du changement… pardon! le père de l’indépendance. Il faut dire qu’après la fuite du grand mauve, certains sont en manque sérieux de flagornerie. Grâce à la réhabilitation de Bourguiba, ils vont être bien servis!
Récupération de Bourguiba
Soyons sérieux, il ne s’agit pas là de nier l’œuvre du “combattant suprême”, ni de minimiser ses apports, mais d’exiger en ce moment de notre Histoire un bilan complet du Bourguibisme tenant compte aussi (surtout) de sa part d’ombre si tant est que la dictature mauve en est le pur produit. Ce serait faillir à la mémoire de cette figure de l’indépendance que de ne pas montrer le revers de sa médaille.
Mais voilà les vieux réflexes de nos journalistes en quête d’un homme providentiel idéalisé, une sorte de père protecteur -ou fouettard-, se lit à travers ces lignes que j’ai pris au hasard:
Ainsi cet article de la Presse “A la recherche du père perdu” illustre par sa caricature la persistance de la vision paternaliste du pouvoir. Bourguiba est dessiné en sympathique dandy accueillant un jeune (symbole de la révolution) criant “papa!”. Voilà résumé ici l’avenir de la Révolution vu par le journal: un enfant jeté entre les bras d’un prochain despote.
La suite de l’article est dans le pur style du défunt “dialogue avec les jeunes” (sous Ben Ali) où l’auteur nous dépeint une jeunesse idéalisée dont “Le credo semblait être de «rendre sa place dans l’histoire à ceux qui la méritent, en expulser les usurpateurs et ramener les lumières sur les vrais patriotes faiseurs d’avenir…». A l’époque dans ce même genre d’article, Ben Ali faisait partie de ceux qui méritaient leur place dans l’Histoire et les usurpateurs étaient ces insectes d’opposants jaloux et traitres de la patrie.
Ensuite le journaliste tape sur ces “éternels” sceptiques à savoir ceux qui critiquent le retour du Bourguibisme. “Éternels” car sous Ben Ali ces aboyeurs hurlaient déjà contre le culte de la personnalité, la dictature, le bourrage des urnes et l’atteinte à la liberté d’expression tous hérités du “Zaim”. Mais ce journaliste préfère s’en prendre à ces éternels emmerdeurs et continuer tranquillement dans la voie facile des éternels fayots…
Tout aussi éloquent l’exemple de Mezri Haddad bouffon en chef du Ben-Alisme, qui au lendemain de la chute de son dictateur chéri, nous annonce publiquement le lancement de son mouvement néo-Bourguibiste. Pour cet orphelin de la dictature, le Bourguibisme est une issue de secours royale.
Un autre orphelin plus caricatural encore, un certain Hmida Ben Jemaa que les blogueurs connaissent bien. Ce “cyberpatriotard” qui vouait un culte sans précedant à Ben Ali n’a eu aucun scrupule à effacer les photos de son idole déchu et à afficher du jour au lendemain son amour pour Bourguiba.
Conclusion
Nombreux sont les exemples de cette récupération facile du bourguibisme par les mauves. Ces clowns ne doivent pas nous empêcher de reconnaitre les valeurs de ce personnage historique. Évitons en revanche d’entretenir avec eux le culte du combattant suprême, sans quoi nous leur offrons une voie de réhabilitation qui les fera revenir petit à petit sur la scène politique. A se demander d’ailleurs si notre premier ministre Caid Sebsi (tyranosaure du Bourguibisme) ne fait pas partie de cette machination de restauration d’une nouvelle dictature Bourguibo-mauviste…Je sais. Je verse déjà dans la théorie du complot, mais pour avoir décortiqué la presse Ben-aliste pendant trois ans, j’ai cru renifler l’odeur nauséabonde de la propagande en lisant ces derniers panégyriques à la gloire de Bourguiba.
Mes amis, tuons le père une bonne fois pour toute, ou alors appelons Ben Ali à la rescousse, lui au moins il est encore vivant. De plus avec la menace grandissante des intégristes, j’en connais plus d’un qui commencent à sérieusement le réclamer !


القصص الوهمية في الاعتداءات الاصولية على رموز التقدمية : نوري بوزيد ووفاء جراية نموذجا


بمجرد تلقي خبر الاعتداء على وفاء جراية راودني حادث الاعتداء الموهوم والمزعوم ايضا للسينمائي النوري بوزيد. والذي يجمع بينهما هو استبلاه الناس والقدرة على التمثيل والكذب من اجل صنع راي عام معادي للاسلاميين. كيف لاختنا الفاضلة ابنة التجمعي الاول في صفاقس و ابنة الرفيقة الثورية الاولى في الوطن ان تصاب على الساعة العاشرة صباحا ثم تواصل النشاط على عين المكان الى الساعة الثالثة ظهرا ثم يتم اكتشاف الكسر فجاة وينشر الخبر وتتحول وفاء الى مية الجريبي التي تعقد ندوة صحفية معها للغرض في المساء؟ ثم كيف عرفت ان المعتدي نهضاوي وهو الذي اراد ان يبعد الخيمة التي نصبها حزب الشابي امام محل عمله؟ ثم لنتساءل لماذا رفض سكان ذلك الحي نصب الخيمة ؟ هل لانهم من النهضة ام وهو الصحيح لانهم لاحظوا وان المشرف على التنظيم لم يكن الا عمدة الحي واحد المخبرين التجمعيين المعروفين والذي تم تجنيده من والد الاخت وفاء وهو من كبار قادة التجمع المنحل بالمدينة ؟
ويبقى السؤال الجوهري والمركزي لماذا تقول وفاء كما قال النوري بوزيد من قبلها بانها لن تركز على الشخص وانما تريد ان تفضح توجه فكري منغلق وضد الحريات وبالتالي ستفضح الحزب الذي نظريا يحارب توجهاتها الحداثية حتى ولو لم يكن المسؤول قانونيا عما جرى لها؟ فلتتوجه للقضاء ولتقدم شكايتها ؟ ام ان كل هذه القضايا مقدمة لمسلسل ينتهي بحضر حزب النهضة؟
ونسأل الان الاخت المناضلة والثورية مية الجريبي : تقولين ان هناك 9 شهود؟ هل يعقل ان يكون الشهود كلهم من انصار الحزب؟ هل هذا الكلام معقول عقليا ووقائعيا وقانونيا؟ اعطونا شاهدا واحدا من ابناء الحي وسنصدق كل الحكاية. ثم لنتساءل ما هو هذا الكسر الذي اصاب وفاء؟ لاننا نرى جيدا اعلى المرفق غير مغطى بالجبس وكذا الامر بالنسبة للاصابع التي تتحرك. فاذا لم يصب الكسر لا المرفق ولا الساعد ولا المعصم فما الذي اصاب بالضبط؟ ولنسأل عن الطبيب الذي اجرى لها الكسر والمصحة التي وقع فيها الفحص واين هي الصور و اين هو التقرير الطبي الكامل لان كل ذلك سيعطينا فكرة واضحة عن حقيقة ما جرى.
نتذكر الان اصابة السنمائي الاول في الحقبة النوفمبرية التعيسة حيث فاجأنا النوري بوزيد انذاك بخبر تعرضه لاعتداء قال انه من متطرفين. الرجل لسوء حظه الثوري لم يتعرض أبدا أبدا لاعتداء جلاوزة النظام النوفمبري العتيد لكنه تعرض لاعتداء من شباب الثورة في فترة ما بعد الثورة. وحول قصة الاعتداء التي هي اقرب لفيلم كان هو صاحب البطولة و الإخراج فيه قال انه لما كان قرب المركب الجامعي يتناقش مع طالبين باغته طالب اخر من الخلف وضربه على صلعته وهو يصيح الله اكبر. المتضرر رفض تقديم الشكوى بدعوى انه مثقف جدا ورفض وصف الجاني ورفض التكلم بإسهاب عن الحادثة وركز فقط على الهجمات الإرهابية التي تتعرض لها النخبة الفنية المهذبة و الرقيقة و اللطيفة والوديعة والحنونة والمتمدنة و والمثقفة والعصرية والحداثية والمتحضرة والمتفتحة من البرابرة الهمجيين الإرهابيين العدوانيين النازيين الفاشيين المتطرفين الأصوليين المتشددين الاقصائيين الظلاميين.
وبدأت الجوقة تشتغل والماكينات الإعلامية تعمل ليلا نهارا ويوم الأحد. الغريب لم يشكك احد في تفاصيل الحادثة. و من يشكك في احد اصنام السينما التونسية؟
لنمر إلى الأسئلة التي سكت عنها صحفيونا المحترفون : أين هم الشهود ؟ أين هما الطالبان اللذان كانا يتناقشان معه وقت الاعتداء ؟ أليس غريبا ألا يشهد الحادثة احد والمكان يعج كل لحظة بمئات الطلبة الذين يقطعون المكان جيئة وذهابا ؟ هل يعقل أنّه لا أحد من الطلبة او المارة في ذلك المكان لديه جهاز هاتف واحد لتصوير المشهد ؟ أنصار النوري بالعشرات على الفايسبوك لو وجدوا لقطة الاعتداء هذه لأمطرونا بها صباحا مساء ولقصفونا أرضا وجوا وبحرا.
هل افتعال اعتداء بماكياج تمويهي يجعلنا أبطالا؟ ولكن أين هذه الحادثة من الحقيقة؟ ثم نكتشف الحقيقة عندما تحول النوري الى باريس بعد اقل من 3 اسابيع لحضور مهرجان كان السينمائي حيث تم تكريمه فراينا صلعته براقة لا اثر فيها لاي اصابة وهو امر مستحيل علميا الا اذا كانت الاصابة الاولى كاذبة من اساسها.
فنموذجا وفاء جراية ونوري بوزيد يعطياننا الدليل تلو الاخر على ان من يسمون انفسهم بالحداثيين العلمانيين مستعدون لفعل اي شيء مقابل بقاءهم في واجهة المشهد الاعلامي والسياسي

لتونس 99 حزبا من أحصاها دخل النار



هي اليوم ثمانون أو أقلّ بقليل أو أكثر و لكنّها على كلّ حال ستبلغ الرقم الذي أبرزناه في العنوان بعد أيّام قليلة فمعدّل خصوبة الثورة التي جاءتنا بهذا الكمّ الحزبيّ في ارتفاع متواصل و نحن نخاف عليها الحسد من عالمنا العربيّ خصوصا حيث لا حكم إلاّ لحزب واحد هو حزب السلطان و يشاركه الوجود لا الحكم بعض الأحزاب الأخرى التي لا تتجاوز في عدّها أصابع اليد و هي على الغالب أحزاب مسبيّة لخدمة سيّدها و صاحب نعمتها.
في تونس، كنّا في مثل وضع أشقّائنا ولكنّنا اليوم تحرّرنا و تجاوزنا العقم الذي جثم على أرضنا و هاهي الخضراء خصبة كما يجب أن تكون، ولود تضع لنا ما معدّله حزبا جديدا في كلّ يوم منذ ثورة 14 يناير.
و لهذه الذريّة الحزبيّة الصالحة أسماء حسنى تبشّر بالصلاح و الإصلاح لأهلها. و التونسيّون أهلها عاكفون في هذه الفترة قبل الانتخابات على إحصائها فهي كثيرة ما شاء الله و هذا ما يعسّر المهمّة. لذلك نحاول البحث في مقالتنا عن وسائل تساعدنا للتعرّف على هذه الأحزاب و قد رأينا أن نستعين بعلوم اللغة و المنطق و الحساب و الكيمياء و كلّ الأدوات الأخرى الكفيلة بفهم هذه الفسيفساء الجميلة دون شكّ على الأقلّ من الناحية اللغويّة.
و بما أنّنا ذكرنا جمال اللغة سنبدأ ببعض ما تعلّمناه من قواعدها و هي تغرينا مثلا بالتمييز بين المذكّر و المؤنّث فقضيّة جنس المواليد ذات شأن عظيم عندنا نحن العرب و هو أساس بسيط للتمييز بين نوعين فقط و هذا حلّ قد لا يستهان به في مقاربتنا لأسماء أحزابنا و حركاتنا. فالذكور هم الأحزاب مثل حزب الوطن و حزب المستقبل … و الإناث هم الحركات مثل حركة الشعب و حركة الإصلاح و العدالة، غير أنّ الخطأ في المناداة وارد و قد حدث فعلا لدى السياسيّين و الصحفيّين فأسند بعضهم اسم الحزب للحركة و اسم الحركة للحزب فكيف سيفعل المواطنون البسطاء و هم أكثر عرضة للالتباس. و زيادة على ذلك لا يحلّ هذا المقياس مشكلة الكثافة لأنّنا سنحصل على عدد مرتفع من الذكور ومثله من الإناث.
الحلّ الثاني يسعفنا به علم الحساب لنميّز بين من اختار لحزبه اسما بسيطا من لفظ واحد و من اختار له لفظين أو ثلاثة و في ذلك حكمة أخرى.
الاسم المتكوّن من لفظ مفرد أبسط ربّما للذكر و أوكد للحفظ و التذكّر مثل الوفاق أو النهضة أو الخضر أو الشعب أو المستقبل أو المجد… و الاسم المركّب الذي له أنصاره من الباحثين عن محاسن المعاني أكثر إلحاحا على جمع الشعارات الجميلة الجذّابة و هذه طائفة منها فلنا حزب الحرية من أجل العدالة والتنمية و حزب المستقبل من أجل التنمية والديمقراطية و حزب الكرامة من أجل العدالة والتنمية و الحزب الجمهوري للعدالة و التنمية…. إنّها حافلة بالشعارات الخلاّقة كما نرى و لكنّنا في مأزق كبير أمام هذه الأسماء المتشابهة التي لن نقدر على التمييز بينها فبالإضافة إلى عبارة [من أجل ] التي تكرّرت مرارا، تعاودت معها ذات الشعارات و هي التنمية و العدالة مع تغيير بسيط في المواقع الأمر الذي لا يغيّر من الأمر شيئا. و قس على ذلك مع بقيّة الأحزاب فإذا اعتمدنا على الأساس المنطقيّ للمقارنة لوجدنا أنّ مشكلة التكرار تحكم بقيّة الأسماء أيضا فشعارات مثل الحريّة و المساواة و العمل و التنمية و الديمقراطيّة و التجديد و الوحدة أو الاتّحاد و العدالة أو العدل أخذت منها كلّ الأحزاب نصيبها و أضافت إليها بعض الصفات التي لا تقلّ عنها حسنا مثل الوطنيّ و الاجتماعيّ و الديمقراطيّ و التقدميّ و الاشتراكيّ و الشعبيّ و التحرّريّ و الجمهوري و الحرّ و الأحرار، و كلّ هذا يجعلنا أمام جهد عسير كأنّه من عذاب السعير فالمعذرة لجميع الأحزاب و الحركات على ما انتهينا إليه في ختام هذه المقالة فالأكيد أنّ جهدنا سيكون عديم الفائدة لأنّ أسماء الأحزاب جميعها هي أسماء حسنة لفظا و دلالة و هي لذلك متشابهة في زعمها أنّها تعمل لخير تونس و التونسيّين.
المشكل ربّما في الأشخاص الذين صاغوا تلك الأسماء فمنهم الصالح الصادق الذي سيؤيّد القول بالفعل و منهم الفاسد الكاذب الذي قد يكون ساعيا لمنصب أو مصلحة ضيّقة و في هذا كلّ الخطر لا من الأحزاب و أسمائها بل من الزعماء و أسمائهم ، أسماء أخرى سنحتاج إلى المزيد من الوقت للإحاطة بها حتّى لا نقع في الخطأ و سوء التقدير يوم الانتخاب فتتحوّل ثورتنا لا قدّر الله إلى مجرّد سراب!

هل يجب القطع مع كل ما في الدستور السابق ؟


بقلم رشيد مشارك ،
سيقوم المجلس التأسيسي الذي سينتخبه الشعب في المرحلة القادمة بصياغة دستور جديد للبلاد يحدد نوع الحكم وطبيعة النظام السياسي و القواعد السياسية العليا للدولة والمبادئ القانونية الأساسية لتسيير الشأن العام وتحديد السلطات و ضبط العلاقة فيما بينها وتحديد صلوحيات كل منها وضبط علاقتها بالمواطن وترتفع في هذا الاتجاه أصوات تنادي بالقطع التام مع الماضي أغلبها مشروعة و تنخرط في سياق الثورة ولكن بعضها تستبطن مشاريع انقلابية على المسار التحديثي الذي تميزت به مسيرة بلادنا منذ دخولها مرحلة بناء الدولة الوطنية مباشرة بعد الاستقلال وتستهدف هذه المشاريع جملة المكاسب التحديثية التي حققها المجتمع وأصبحت جزءا من هوية الشعب التونسي وتندرج في هذه المشاريع الانقلابية تلك التصريحات اللامسؤولة للشيخ القرضاوي التي أعلنها في خطبة صلاة الجمعة , هكذا , في الدوحة بتاريخ 20 ماي 2011 أظهر فيها تدخلا سافرا في الشؤون السياسية الوطنية ووصاية غير مقبولة على إرادة الشعب التونسي حيث دعا الهيئة التأسيسية المرتقبة إلى القطع التام مع الماضي وترك الدستور السابق جانبا ووصفه بالدستور العلماني ألخ … وسأحاول في هذه الورقة تقديم رؤية حركة التجديد في هذا الموضوع
الدستور الجديد هو بيت لكل التونسيين تقام عليه أركان دولتهم المدنية التي هي دولة الجميع وهو ليس دستورا علمانيا أ و إسلاميا وهو ليس دستور للأغلبية مهما كانت توجهاتها وإنما يجب أن يكون دستور توافق وطني يؤسس لقيام نظام ديمقراطي يضمن الحريات العامة والفردية ويحمي حرية المعتقد وممارسة الشعائر الدينية
وإذا كان الدستور السابق قد فقد شرعيته بموجب الثورة وبموجب ما تعرض له من تعديلات مست في الصميم أسس النظام الجمهوري ومبادئ التداول الديمقراطي على الحكم وجعلته جزءا من المنظومة السابقة فإن ذلك لا يمنع ضرورة المحافظة على ما أعلنه هذا الدستور من مبادئ ديمقراطية وقيم إنسانية وتوجهات حداثية وضمانات للحريات الأساسية الفردية والعامة يمكن تعميقها وتوضيحها لتصبح إطارا مرجعيا لصياغة الدستور الجديد حتى نحافظ على التواصل مع التاريخ الدستوري لبلادنا فلا تنطلق هذه الصياغة من الصفر لأن كل انطلاقة من الصفر تواكبها خطورة الانزلاق في اتجاهات لا تستجيب لأهداف الثورة
ما يمكن المحافظة عليه من الدستور السابق
التوطئة
كل ما جاء فيها من إقرار بأن هذا الشعب الذي تخلص من السيطرة الأجنبية بفضل تكتله العتيد وكفاحه ضد الطغيان والاستغلال والتخلف ( مع إضافة فقرة تقر بأن هذا الشعب تخلص من نظام الاستبداد والفساد بفضل ثورته المجيدة ) مصمم على :
– توثيق عرى الوحدة القومية والتمسك بالقيم الإنسانية المشاعة بين الشعوب التي تدين بكرامة الإنسان وبالعدالة والحرية وتعمل للسلم والتقدم والتعاون الدولي الحر
– وعلى تعلقه بتعاليم الإسلام وبوحدة المغرب الكبير وبانتمائه للأسرة العربية وبالتعاون مع الشعوب الإفريقية في بناء مصير أفضل وبالتضامن مع جميع الشعوب المناضلة من أجل الحرية والعدالة
– وعلى إقامة ديمقراطية أساسها سيادة الشعب وقوامها نظام سياسي مستقر يرتكز على قاعدة تفريق السلط
ونعلن
أن النظام الجمهوري خير كفيل لحقوق الإنسان وإقرار المساواة بين المواطنين في الحقوق والواجبات ولتوفير أسباب الرفاهية بتنمية الاقتصاد واستخدام ثروة البلاد لفائدة الشعب وأنجع أداة لرعاية الأسرة وحق المواطنين في العمل والصحة والتعليم
الباب الأول : أحكام عامة
– توجهات تتعلق بهوية الدولة ( الفصل الأول: تونس دولة حرة. مستقلة. ذات سيادة. الإسلام دينها. والعربية لغتها. والجمهورية نظامها ـ
– الجمهورية التونسية جزء من المغرب العربي الكبير تعمل لوحدته/ الفصل2 )
– مبدأ سيادة الشعب ( الفصل الثالث : الشعب التونسي هو صاحب السيادة يباشرها على الوجه الذي يضبطه هذا الدستور)
– مبادئ دولة القانون ( الفصل5 : تقوم الجمهورية التونسية على مبادئ دولة القانون والتعددية وتعمل من أجل كرامة الإنسان وتنمية شخصيته )
– قيم التضامن والتسامح ( الفصل5: تعمل الدولة والمجتمع على ترسيخ قيم التضامن والتآزر والتسامح بين الأفراد والفئات والأجيال)
– قيم المساواة بين المواطنين( الفصل6: كل المواطنين متساوون في الحقوق والواجبات وهم سواء أمام القانون.)
واجبات المواطن ( الفصل 15 : على كل مواطن واجب حماية البلاد والمحافظة على استقلالها وسيادتها وعلى سلامة التراب الوطني ـ الدفاع عن حوزة الوطن واجب مقدس على كل مواطن. والفصل 16: أداء الضرائب والتكاليف العامة واجب على كل شخص على أساس الإنصاف )
– مبادئ تتصل بضمان الحقوق ( حقوق الإنسان في كونيتها وشموليتها / الفصل5. حرمة الفرد / الفصل 5 . حرمة المسكن و سرية المراسلة وحماية المعطيات الشخصية/الفصل9 . يحجر تغريب المواطن عن تراب الوطن أو منعه من العودة إليه/الفصل 11 – يخضع الاحتفاظ للرقابة القضائية ولا يتم الإيقاف التحفظي إلا بإذن قضائي و يحجر تعريض أي كان لاحتفاظ أو لإيقاف تعسفي – كل متهم بجريمة يعتبر بريئا إلى أن تثبت إدانته في محاكمة عادلة تكفل له فيها الضمانات الضرورية للدفاع عن نفسه/الفصل12- العقوبة شخصية ولا تكون إلا بمقتضى نص قانوني سابق الوضع عدا حالة النص الأرفق و كل فرد فقد حريته يعامل معاملة إنسانية في كنف احترام كرامته /الفصل13- يحجر تسليم اللاجئين السياسيين/الفصل17- ضمان الحق النقابي /الفصل 8- ضمان حق الملكية/ الفصل 14- )
– مبادئ تتصل بالحريات العامة والفردية ( حرية المعتقد وحرية القيام بالشعائر الدينية/الفصل5 – حرية الفكر والتعبير والصحافة والنشر والاجتماع وتأسيس الجمعيات/الفصل8- حرية التنقل داخل البلاد وإلى خارجها/الفصل10 )
– مبادئ تتعلق بدور الأحزاب السياسية( تنظم هذه الأحزاب على أسس ديمقراطية ووعليها أن تحترم سيادة الشعب وقيم الجمهورية وحقوق الإنسان والمبادئ المتعلقة بالأحوال الشخصية وتلتزم بنبذ كل أشكال العنف والتطرف والعنصرية وكل أوجه التمييز. ولا يجوز لأي حزب أن يستند أساسا في مستوى مبادئه أو أهدافه أو نشاطه أو برامجه على دين أو لغة أو عنصر أو جنس أو جهة. وتحجر تبعية أي حزب إلى أطراف أو مصالح أجنبية/الفصل8 )
مع ما يجب أن يضاف لها من توضيح وتعميق وإضافة جملة الحقوق الاقتصادية والاجتماعية المتعلقة بحق الشغل والسكن و التعليم والصحة
ما يجب حذفه
الفصل 7 : يتمتع المواطن بحقوقه كاملة بالطرق والشروط المبينة بالقانون ولا يحد من هذه الحقوق إلا بقانون يتخذ لاحترام حقوق الغير ولصالح الأمن العام والدفاع الوطني ولازدهار الاقتصاد وللنهوض الاجتماعي .
لأن هذا الفصل يعطي تصورا للقانون بما يجعله آلية يحد من الحقوق وقد وقع اعتماده لسن ترسانة القوانين التي كبلت الحريات وعطلت الحقوق في حين أن القانون جعل لتنظيم الحريات وضمان الحقوق
الباب الثاني والباب الثالث
السلطة التشريعية والسلطة التنفيذية
من بين القرارات الرئيسية التي سيتخذها المجلس التأسيسي هي اختيار نوع النظام السياسي ( برلماني , رئاسي , مختلط ألخ )واعتبارا لما يشبه الإجماع الوطني الحاصل حول النظام الجمهوري الذي هو يعتمد ثلاث سلط هي
– سلطة قضائية يجب أن تكون مستقلة تماما عن كل السلط الأخرى وعن كل مراكز النفوذ في الدولة أو في المجتمع لأن دورها تحقيق العدل الذي هو أساس العمران ولا يكون ذلك إلا بواسطة تطبيق القانون ولا شيء غير القانون
– سلطة تشريعية ( مجلس النواب) وسلطة تنفيذية (رئيس الجمهورية والحكومة) يكون التفريق بينهما واضح وفق آليات تمكن تحقيقه ومراقبته
ومحل الخلاف هو كيف يكون إحداث التوازن بين هاتين السلطتين بما يقطع مع ما سبق من تمركز كل السلط تحت نفوذ رئيس الجمهورية مما مكنه من ممارسة الحكم الفردي المطلق
و من جانبنا نقترح نظاما مختلطا( رئاسي معدل أو برلماني معدل) يعتمد على :
برلمان ورئيس جمهورية ينتخبان كل على حدة في فترتين غير متزامنتين انتخابا عاما حرا ومباشرا
يكون للبرلمان إلى جانب سلطاته التشريعية ومن ضمنها المصادقة على قوانين الميزانية سلطة واسعة في مراقبة قرارات رئيس الجمهورية بما يجعل الحكومة في تركيبتها وعملها مسؤولة أمام البرلمان فيمكنه أن يعارض الحكومة في مواصلة تحمل مسؤولياتها ويكون ذلك بالاقتراع على لائحة سحب الثقة وفي هذه الحالة على رئيس الجمهورية أن يقبل استقالة الحكومة ولا يمكنه اللجوء إلى حل البرلمان
ويكون لرئيس الجمهورية ضمان استقلال الوطن وسلامة ترابه و استمرار الدولة واحترام الدستور
السلطة التشريعية
– حذف كل ما يتعلق بمجلس المستشارين وتقتصر السلطة التشريعية على مجلس واحد هو مجلس النواب فيصبح الفصل 18 :
يمارس الشعب السلطة التشريعية بواسطة مجلس النواب أو عن طريق الاستفتاء
ينتخب أعضاء ملس النواب انتخابا عاما حرا مباشرا سريا حسب الطريقة والشروط التي يحددها القانون الانتخابي
– تغيير الفصل28 بحذف كل الشروط التي تقيد مشاريع القوانين المقدمة من قبل مجلس النواب بما يمكنه من ممارسة السلطة التشريعية طبقا لأحكام الدستور وللوزير الأول ولأعضاء مجلس النواب على السواء حق عرض مشاريع القوانين
تطرح للنقاش الفقرات الثلاثة التالية
لمجلس النواب أن يفوض لمدة محدودة ولغرض معين إلى رئيس الجمهورية و/أو الوزير الأول اتخاذ مراسيم يعرضها حسب الحالة على مصادقة مجلس النواب وذلك عند انقضاء المدة المذكورة (الفصل28)
يصادق مجلس النواب على القوانين الأساسية والقوانين العادية بالأغلبية المطلقة للأعضاء(الفصل28)
لرئيس الجمهورية و/ أو للوزير الأول أن يتخذ خلال عطلة مجلس النواب مراسيم يقع عرضها حسب الحالة على مصادقة مجلس النواب في الدورة العادية الموالية للعطلة(الفصل31)
– الإبقاء على الفصل 32 الخاص بمصادقة رئيس الجمهورية عل المعاهدات إلا بعد الموافقة عليها من قبل مجلس النواب والإبقاء على الفقرة المتعلقة بأن المعاهدات المصادق عليها من قبل رئيس الجمهورية والموافق عليها من قبل مجلس النواب أقوى نفوذا من القوانين ( من ذلك المواثيق المتعلقة بحقوق الإنسان)
- تغيير الفصل40 المتعلق بشروط الترشح لمنصب رئيس الجمهورية بحيث يحدد الترشح لفترة تجدد مرة واحدة فقط
– حذف الفقرة الثانية من الفصل41 والمتعلقة بتمتع رئيس الجمهورية بالحصانة القضائية بعد انتهاء مباشرته لمهامه
– رئيس الجمهورية هو القائد الأعلى للقوات المسلحة (الفصل44)
– يسند رئيس الجمهورية باقتراح من الحكومة الوظائف العليا المدنية والعسكرية (الفصل55)
– لرئيس الجمهورية أن يستفتي الشعب مباشرة فيما لا يكون مخالفا للدستور(الفصل47)
- رئيس الجمهورية يضبط الاختيارات الأساسية لسياسة الدولة (الفصل49)
– يعين رئيس الجمهورية الوزير الأول الذي يتولى تكوين الحكومة وعرض تركيبتها و برنامج عملها على موافقة البرلمان
الوزير الأول (عوض رئيس الجمهورية) يرأس مجلس الوزراء (الفصل50)
– رئيس الجمهورية ينهي مهام الحكومة أو عضو منها باقتراح من الوزير الأول ( الفصل51)
– يختم رئيس الجمهورية القوانين الدستورية و الأساسية والعادية وله حق الاعتراض عليها (الفصل52)
تتولى الحكومة (عوض رئيس الجمهورية) توجيه و تنفيذ السياسة العامة للدولة
يسهر الوزير الأول (عوض رئيس الجمهورية) على تنفيذ القوانين ويمارس السلطة الترتيبية العامة (الفصل53)
– مشاريع القوانين تقع مداولتها في مجلس الوزراء والأوامر ذات الصبغة الترتيبية يقع تأشيرها من طرف الوزير الأول (الفصل54)
الباب السابع : المجلس الاقتصادي والاجتماعي
يكون ضمن هيئته ممثلون منتخبون من المجالس الجهوية للتنمية على أساس قاعدة المساواة بين الجهات
إلى جانب دوره الاستشاري في الشؤون الاقتصادية و الاجتماعية يمكن أن تسند له صلوحية الرقابة والاعتراض فيما يخص توزيع الاعتمادات المخصصة للتنمية الجهوية
الباب الثامن : الجماعات المحلية
إلى جانب المجالس البلدية يجب إقرار الانتخاب المباشر للمجالس المحلية والجهوية للتنمية وتمكينها من صلوحيات واسعة في مجال التنمية الجهوية مع الإبقاء على الهيكلة الإدارية للسلطة ( ولاة في المستوى الجهوي ومعتمدون في المستوى المحلي) يمثلون السلطة المركزية حتى نحافظ على مستوى معقول ومتوازن بين اللامركزية والانسجام الوطني
الباب التاسع : المجلس الدستوري
توفير كل الضمانات للمجلس الدستوري من حيث تركيبته ( إلى جانب ثلاثة أعضاء بصفتهم تلك وهم الرئيس الأول لمحكمة التعقيب والرئيس الأول للمحكمة الإدارية والرئيس الأول لدائرة المحاسبات) ومن حيث مشمولاته لكي يكون فعلا مؤسسة مستقلة عن السلطة التنفيذية تراقب وتبت ولها الكلمة الأخيرة في دستورية القوانين (الفصل75)
الباب العاشر :تنقيح الدستور
يقع التنصيص في الدستور على جملة من القيم التي تؤسس للدولة الحديثة التي تتعلق بالنظام الجمهوري وهي الحريات العامة والفردية وحقوق المواطن يتم التوافق في شأنها لتكون مبادئ فوق دستورية لا تخضع للتنقيح
– لرئيس الجمهورية أو لثلث أعضاء مجلس النواب على الأقل الحق في المطالبة بتنقيح الدستور ما لم يمس ذلك بالنظام الجمهوري للدولة
ولرئيس الجمهورية أن يعرض مشاريع نتقيح الدستور على الاستفتاء (الفصل76)

Le RCD est mort ! Vive le RCD !




Les bénéficiaires du monopole politique du RCD sont nombreux et divers. En tête de liste, il y a l’ancien président et les membres de sa famille (épouse, enfants, gendres, neveux…) : « la famille régnante ». Viennent ensuite, les grands commis de l’Etat et les hommes d’affaires proches du clan au pouvoir, les hauts responsables du parti et des organisations « nationales », les hauts cadres de l’administration centrale et les directeurs généraux du secteur public, puis les gouverneurs les secrétaires régionaux du RCD et les affairistes locaux liés à eux, enfin les maires de village, les responsables locaux du RCD.
Tout ce beau monde a établi des réseaux de clientélisme et de délation. Des relations de « services offerts » contre « services rendus » rattachent les uns aux autres. Les fonctions attribuées et les avantages acquis sont tributaires de l’appartenance à tel ou tel réseau, du degré de pouvoir de tel ou tel protecteur…
Ce système de domination-extorsion a ses propres règles dont la plus importante est qu’avec des relations on peut enfreindre toutes les règles et rendre inopérantes toute base légale. Tous les obstacles légaux et institutionnels sont aisément contournés et mis à profit par la fameuse formule magique : « C’est l’un des nôtres ! » ( Hadha mt’a3na)
Ce système complètement irrationnel et totalement arbitraire élève la corruption au stade de vertu cardinale : « profite et fais profiter ! » ( koul wa wakkil). Il fait doubler les fonctions « officielles » par les relations « officieuses » rendant les premières de façade, inopérantes et à la limite inutiles.
Il tire sa force de la force et du « prestige de l’Etat » qu’il accapare à son profit, de la force brute qu’il utilise contre ceux qui se montrent critiques à son égard, de l’intimidation de ceux qui refusent ses règles et de la peur qu’il suscite chez la majorité des citoyens.
La révolution a réussi à mettre fin à la peur de ce Moloch mais celui-ci tente depuis le 14 janvier de reprendre force et de ne rien lâcher dans l’espoir de restaurer sa domination exclusive afin de préserver ses privilèges.
Si du fait de sa rapacité, le clan du Président a réussi à faire l’unanimité contre lui cela ne doit pas faire oublier que la lutte sourde au sommet de l’Etat opposait des requins dont chacun voulait s’approprier la plus grande part de bénéfices. Mais au-delà des gros bonnets, la multitude des profiteurs veulent que le changement se limite à remplacer un chef par un autre.
En effet tous les bénéficiaires de l’ancien système tiennent à garder ce qu’ils ont acquis auparavant et ne veulent sous aucun prétexte rendre compte à la justice ni laisser qui que ce soit examiner l’origine de leur fortune ou de la fonction qu’ils occupent. Même les « petits maires » ont crié au scandale lorsque certaines voix se sont élevées pour demander qu’ils soient remplacés par d’autres !
Parallèlement aux tentatives de déstabilisation de l’ordre public : pillages, incendies, fuite de détenus, rumeurs d’enlèvements, résurgence de conflits d’ordre tribal…une campagne de dénigrement est menée contre la révolution et les organisations les plus hostiles : la liberté c’est le chaos, les élections livreront le pays aux islamistes, la révolution est l’otage des extrémistes de gauche et de l’UGTT, les avocats ces profiteurs sont de faux révolutionnaires, ( Yadh Ben Achour a même été comparé au Pape de l’inquisition !)[1]…
Au nom de la démocratie, les anciens bourreaux critiquent leur exclusion du jeu politique et se présentent comme victimes d’un système dont ils étaient les seuls bénéficiaires ! Un avocat habitué aux plateaux de la télévision n’a-t-il pas déclaré que : « le RCD est la plus grande victime de Ben Ali » ! Les médias relaient les doléances de toutes ces nouvelles victimes qui versent des larmes de crocodile croyant ainsi manipuler des citoyens qu’ils ont si longtemps brimés.
Après s’être terrés pendant trois mois, les profiteurs se montrent au grand jour manifestant avec fracas leur colère contre le nouveau système qui est en train de se construire allant jusqu’à proférer des menaces : si vous nous excluez attendez-vous à un bain de sang ![2]
Les anciens responsables poussent l’audace jusqu’à parader à la tête d’un cortège de manifestants à Hammamet [3] Des réunions secrètes se tiennent un peu partout. Des formations politiques voient le jour sous des dénominations neutres au début (la patrie, l’initiative…) puis la couleur est clairement annoncée ( parti libre destourien, parti réformateur destourien…).[4] Des meetings sont organisés où trois mille nostalgiques assistent à l’un d’eux.[5]
Mais le net n’est pas oublié. Bien au contraire, des messages de haine et de calomnie sont diffusés pour discréditer les partis, les intellectuels, les avocats …on oppose les uns aux autres, on fait allusion à l’ordre désormais impossible, à l’économie qui périclite…à la Tunisie qui n’est plus cet havre de paix et de stabilité. Des nostalgiques purs et durs appellent au retour de ZABA.
La période de panique est passée pour les profiteurs, désormais ils se montrent de plus en plus sûrs d’eux, de plus en plus audacieux ….Il faut dire que la dissolution par jugement légal du RCD n’a nullement signifié la fin de ses réseaux et de sa mainmise sur l’Etat et l’administration. La lenteur voire l’absence de procédures judiciaires à l’encontre des anciens responsables, les complicités au sein de l’administration et avec une frange du patronat, les médias non encore réformés…font que la situation n’a pas fondamentalement changé pour les maîtres d’hier qui rêvent d’être également les maîtres de demain.
A ce rythme, j’ai peur qu’un jour on entende dans les artères de Tunis : le RCD est mort ! Vive le RCD !

« Mange et tais toi !! »


Cette note est une réponse à une attitude des « Tunisiens autochtones » à l’encontre des Tunisiens vivant à l’étranger qui consiste à les exhorter au silence sous couvert qu’ils sont à l’étranger, et par conséquent incapables de comprendre la situation en Tunisie… voire pire encore, n’ont aucune légitimité à exprimer leur opinion et encore moins de condamner certains abus comme par exemple la dernière vague de violences policières. Certains souhaiteraient même la passer sous silence ou pire encore la justifier au nom du maintien de l’ordre :
Certes, les tunisiens vivant à l’étranger ne sont pas sur place mais souvent leur famille y est et certains d’entre eux ont certainement été confrontés à cette violence aveugle et féroce perpétrée à l’encontre de personnes pacifiques levant leurs bras en signe de soumission ! Rien ne justifie de telles barbaries!! Et encore moins celles qui se poursuivent après le 14 janvier et tout ce sang versé!!!
Je suis pleinement consciente qu’il faut du temps pour que ces pratiques changent mais cela n’implique pas de fermer les yeux sur de telles violences. Je sais pertinemment que rien n’est noir ou blanc, et qu’il y effectivement des casseurs, des jeunes qui provoquent la police et qui doivent être punis mais il y a une majorité qui manifeste pacifiquement et qui a des revendications tout à fait légitimes… et d’ailleurs combien même elles ne l’étaient pas, cela ne devrait pas remettre en question le droit de s’exprimer, ni justifier les violences perpétrées…
Ces personnes qui nous exhortent au silence devraient réaliser que cette répression féroce et abjecte peut un jour les concerner ou concerner leurs proches ou leurs enfants ! Cela n’arrive pas qu’aux autres…
Elles doivent également intégrer que vivre en dehors de la Tunisie n’implique pas nécessairement que l’on soit moins apte à appréhender la situation et en avoir une lecture pertinente!!
Ce genre de raccourcis, (comme s’il fallait être sur place pour pouvoir donner son avis et être apte à comprendre la situation) est arbitraire, déconcertant et dénote le manque de maturité et de clairvoyance de certains concitoyens qui croient détenir la vérité et ne respectent pas l’autre dans sa différence …
Ce n’est pas parce que l’on est pas géographiquement pas en Tunisie, que cela fait de nous des personnes moins apte à porter un jugement pertinent, à se sentir impliqué et surtout d’avoir le droit de s’exprimer sans être agressé par certains “autochtones” qui croient détenir la science infuse et comprendre la situation mieux que quiconque…
Ces personnes doivent également comprendre que les tunisiens qui vivent à l’étranger et par voie de conséquence non confrontés directement à la violence et au stress ambiant, se sentent investi d’une responsabilité que chacun tente d’assumer avec ses moyens et ses compétences via :
  • des groupes de réflexion tentent de trouver des solutions concrètes par rapport aux défis qui nous attendent (économiques, sociaux, etc.),
  • le social ou l’humanitaire en s’impliquant dans des associations
  • la diffusion un éclairage sur la situation via divers supports de communication (articles, vidéos, blog etc.)et en dénonçant certains abus car justement ils peuvent le faire sans vraiment risquer leur vie (du moins j’espère) …
En résumé, les tunisiens qui vivent à l’étranger ne sont pas moins patriotes, moins tunisien, moins objectifs que les “tunisiens autochtones” et en particulier ceux qui ont opté pour une stratégie oh combien pratiquée : celle du silence ou de l’évitement … Mais quand ton voisin se fait battre, tôt ou tard cela finit par te concerner et c’est ce que certains tunisiens ne veulent toujours pas comprendre et intégrer!!
Quand Bouzazi s’est immolé, beaucoup de tunisiens ne se sentaient pas concernés et considéraient cela comme de l’ordre du fait divers ..un de plus parmi d’autres qu’il n’était pas nécessairement utile de le relever…Certes, cette attitude pouvait se comprendre vu le caractère plus que surprenant et surtout l’enchainement inattendu de la suite des évènements….
L’effet d’un battement d’ailes d’un papillon diraient certains… qui provoque une tornade à l’autre bout du monde (et c’est ce qui s’est réellement passé !) ..C’est pour vous dire à quel point nous sommes tous connectés à l’échelle mondiale et encore plus aujourd’hui avec les NTIC qui font du monde un “village planétaire”. Cette interconnexion est encore plus vraie l’échelle d’un pays, d’une ville etc. et c’est ce que nous a appris cette révolution 2.0.
En effet, aujourd’hui, à postériori et avec du recul par rapport à cette révolution et le cheminement qu’elle a pris, nous devrions tous comprendre que le malheur de d’autrui finit toujours par nous toucher (directement ou indirectement) …
C’est non sans une certaine consternation que j’ai observé que quand il y’a eu des morts pendant cette révolution, d’autres tunisiens continuaient à partager allégrement de la musique et faire la promotion des soirées etc…Pire encore d’autres s’en amusaient en écrivant sur leur statuts “Sidi Bou Saïd vs Sidi Bouzid” ou “peuple de merde” ou autres blagues de mauvais goût dénigrant ces tunisiens venus du centre et du sud …
Mais fort heureusement, certains ont eu l’intelligence de se remettre en question et de changer d’attitude et de l’affirmer…et d’autres continuent, hélas, jusqu’à aujourd’hui, à avoir une attitude bornée et égocentrique…
N’en déplaise à certains, lors de cette révolution ce sont ces tunisiens venant des villes les plus défavorisées qui ont donné une leçon de civisme, de solidarité et de courage à une pseudo “élite” frileuse, dépassée par ce qui se passait, egocentrique, et pensant détenir la science infuse et être plus intelligente que ce “peuple” .
Ceux qui ont dormi dans le froid et risqué leur vie pour qu’enfin nous puissions tous relever la tête et enfin exister en tant que citoyen et entité pensante capable de contribuer à la construction et l’évolution de son pays et non une entité passive préoccupée uniquement par son ventre et son bas ventre….
Cela me renvoie à la déclaration de Chirac en 2003, lors d’une visite officielle en Tunisie, au cours de laquelle il a confirmé et salué le respect des droits des tunisiens… en les limitant aux droits les plus élémentaires : le droit de manger et d’avoir un toit” (la SPA réserve les même droits aux animaux qu’elles récupèrent :).
J’ai vécu cette déclaration de Chirac comme une offense à tout un peuple réduit à des entités consommatrices non concernées par les libertés d’expression , d’association etc. Bref le droit d’exister en tant que citoyen et respecté quelque soient ses opinions, ses choix de vie, sa religion etc…
Au yeux de nos bourreaux directs ou indirects, nous n’étions qu’un peuple assimilé à un troupeau de moutons au sens propre et figuré.. Ceci dit, je crois beaucoup à la notion de responsabilité et récuse fortement la tendance à considérer l’autre comme la source de ses malheurs ou déboires…
D’ailleurs, auparavant, je disais souvent que les tunisiens avaient le régime et le président qu’ils méritaient. En effet, j’ai toujours pensé (et à tort compte tenu de la contribution active de la jeunesse à cette révolution) que la majorité des jeunes tunisiens étaient happés par des préoccupations bassement matérielles et sans aucune conscience politique ..
Lors de cette révolution, j’ai découvert le peuple tunisien et j’en suis tomée amoureuse…Je suis fière de tous ces jeunes instruits, courageux, créatifs, matures… et entre autres ceux qui ont dormi à El kasbah, sacrifié leur confort et leur sécurité et qui nous ont donné une leçon de courage, de patriotisme et de solidarité, nous qui étions bien au chaud chez nous…
A mon sens, si nous devions tirer une leçon de cette révolution, c’est l’humilité et la remise en en question de nos jugements et notre regard sur cette “autre Tunisie” que l’on a occultée consciemment ou inconsciemment pour nous focaliser sur “le miracle économique tunisien” admirant toutes ces pacotilles violettes, une couleur considérée parfois (et à juste titre pour le cas de la Tunisie) comme une couleur désagréable car elle évoque la mélancolie et la solitude ou le besoin d’identification à un modèle…Zaba a incarné “un modèle” imposé et omniprésent et ce même chez l’épicier du coin:). Il nous a plongés dans une solitude inconsciente, car ce n’est qu’après le 14 janvier que nous avons commencé à interagir, à échanger et se découvrir…
Cette révolution m’a permis de découvrir une nouvelle facette de mon entourage, de mes amis, de ceux qui ont décidé de me supprimer de leur contacts parce que j’ai eu des opinons différentes des leurs….et surtout de nouvelles affinités et de nouvelles rencontres virtuelles entre deux entités pensantes animées pas les même valeurs et le même objectif : contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour les générations futures et endosser pleinement notre rôle de citoyen responsable et pensant (et ce que nous soyons en Tunisie, ou ailleurs…)
Mais au vu de des réflexions du type : ” tu ne vis pas en Tunisie, tu ne comprends rien et tais toi..”je suis à la fois déconcertée mais commence enfin à comprendre et expérimenter le mécanisme par le quel Ben Ali a pu se maintenir au pouvoir pendant si longtemps…
Mais vient un moment, ou l’on s’arrête deux secondes et on se dit: j’essaye de” me battre” (en toute modestie et chacun avec selon ses possibilités) sans rien attendre en retour, si ce n’est la fierté de voir mon pays évoluer dans le bon sens ou du moins ce qui me semble être le bon sens et en retour mes contacts tunisiens m’invitent parfois gentiment et parfois d’une façon agressive à me taire car le fait d’être à l’étranger fait de moi “moins tunisienne” qu’eux, moins patriote qu’eux , moins apte à comprendre la situation, moins concernée par ce qui se passe et moins légitime à ouvrir ma gueule et critiquer…Ont-ils seulement conscience que la critique n’est pas forcément négative …et qu’elle peut s’inscrire dans démarche constructive afin d’avancer…
N’ont-ils toujours pas compris que tôt ou tard, eux aussi, pourront avoir à faire à la barbarie du système policier ou aux abus d’un système judicaire nauséabond???
Oui messieurs les détenteurs de la vérité absolue, ça n’arrive pas qu’aux autres et le malheur de notre voisin finit tôt ou tard par nous atteindre …Il m’arrive parfois à penser à ces instants de terreur (et encore j’estime que j’ai eu beaucoup de chance par rapport à d’autres..) au cours desquels j’ai connu la négation totale de l’être humain dans ses droits les plus élémentaires: la protection de l’intégrité physique et morale des individus…
Désormais, j’ai presque envie de laisser le soin à ” la majorité silencieuse” de continuer à se taire en guise de soutien au gouvernement transitoire, et je devrais en faire autant c’est certainement plus reposant!!!

[Version n°2] Les thuriféraires libanais de la dictature Ben Ali sur le grill tunisien



Note à l’attention des rédactions et des lecteurs.
A propos du papier «Les thuriféraires libanais de la dictature Ben Ali sur le grill tunisien»
renenaba.com publie une nouvelle version réactualisée de ce papier, paru le 16 mars dernier, tenant compte des nouveaux développements intervenus dans cette affaire, notamment les révélations de l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé sur les liens entre l’hebdomadaire Jeune Afrique et la dictature tunisienne de Zine Eddine Ben Ali, les explications d’Antoine Sfeir sur les causes de l’immersion de la dépouille du chef d’al Qaïda, Oussama Ben Laden, de même que les mésaventures d’Antoine Basbous, à la mi mars à Tunis, à l’occasion du «Forum de la transition démocratique».
Ce papier annule et remplace le précédent papier paru le 16 mars qui avait fait l’objet de doléances de la part d’un des journalistes mentionné dans le texte.
Texte publié sur www.renenaba.com et Nawat.org à l’occasion du 55eme anniversaire de la fête nationale tunisienne, première célébration de l’indépendance tunisienne de l’ère post dictature Ben Ali.
Le site tunisien Nawaat.org, créé en 2004, a été distingué vendredi 11 mars 2011 par le prix du Net-Citoyen organisé par Reporters sans frontières en partenariat avec Google. Militant de la liberté d’expression sur Internet, l’équipe de Nawaat s’est notamment illustrée au cours des évènements qui ont précipité la chute du régime de Ben Ali fin 2010 et début 2011.
Nouvelle version : Tunisie, Dossier Spécial
Les thuriféraires libanais de la dictature Ben Ali sur le grill tunisien
• Antoine Sfeir et Antoine Basbous, la caution exotique de la stratégie anti arabe de la France.
• La restitution de l’indu des prébendes politico-médiatiques, une exigence morale de la France.
I – Antoine Sfeir et Antoine Basbous, la caution exotique de la stratégie anti arabe de la France
Ils…ce sont le fameux duo des Antoine, Antoine Sfeir, directeur des «Cahiers de l’Orient», et Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des Pays Arabes, la caution exotique de la stratégie anti arabe de la France et de la stratégie anti-islamiste de la sphère néo conservatrice américaine.
Tous deux se réclament du patriarche irrédentiste maronite, Mgr Pierre Nasrallah Sfeir, récemment désavoué par le Vatican et démissionné au prétexte de l’âge, mais pour ces chrétiens libanais chauvins, l’argent n’a pas d’odeur.
La singularité de la France, qui confine à la spéciosité, a été de confier à des Maronites libanais la responsabilité du dispositif médiatique français à destination du Monde arabe, rarement en raison de la compétence de la personne, le plus souvent en raison de sa serviabilité à l’égard du pays hôte et de son empressement à aller au devant ses désirs. Cela a été le cas dans l’audiovisuel public, notamment RMC-Moyen orient, depuis le boom pétrolier arabe, dans la décennie 1970, il y a quarante ans, jusqu’à son rattachement au pole audiovisuel extérieur, de même que dans les vecteurs périphériques d’accompagnement de la diplomatie française.
Antoine Sfeir a longtemps vécu dans la fusion intellectuelle du gourou de la place Beauvau, le commandant Bernard Godard, ancien responsable des affaires islamiques au ministère français de l’intérieur.
Camarade de promotion de Basile Yared, ancien conseiller spécial de Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné, il a consacré un livre «L’argent des Arabes-Edition Kimé) aux nababs du monde arabe, présentant le milliardaire libano saoudien comme un «workoholic», un drogué du travail, dans lequel il s’applique à gommer les aspérités du personnage occultant toutes ses culbutes tant financières que politiques, que physiques, voire même métaphysiques.
Avec Antoine Basbous, ancien journaliste au quotidien phalangiste «Al Amal», les deux Antoine ont activement participé à la campagne pour l’élection, à l’ombre des blindés israéliens, à la présidence de la République libanaise, de Bachir Gemayel, le chef milicien phalangiste, puis de son frère, Amine, en 1982, avant de se donner à d’autres veaux d’or. Le Sfeir à la régente de Carthage et le Basbous au «Meilleur des mondes», la revue néoconservatrice américaine, un basculement qu’ils ont opéré, tous les deux, après une brève idylle dans les eaux troubles de «Proche-Orient.info», le site relai français de la diplomatie souterraine israélienne.
Recyclant au goût français des thèses racialistes des universitaires américains, le néo conservateur Samuel Huttington et le lobbyiste pro israélien Bernard Lewis sur «le choc des civilisations», Antoine Sfeir s’est distingué, au plus fort de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003, par la propagation de l’information sur l‘existence d’un bunker souterrain irakien équipé d’un hôpital ultra perfectionné et d’une piste d’envol, spécialement aménagé par le bloc soviétique à l’intention de à Saddam Hussein. Il se couvrira de ridicule lorsque le dictateur irakien aura été déniché dans un trou à rats où il s’était réfugié pour échapper à ses assaillants américains;
Le sursaut populaire arabe tant en Tunisie qu’en Egypte a valu à ses deux journalistes médiatiques évolutifs une volée de bois vert de la part des sites spécialisés français, qui ont dénoncé leur mercantilisme et leur manquement à la déontologie. La presse française a épinglé deux autres publications pour leur proximité indécente avec la dictature tunisienne au prétexte de «la lutte contre l’intégrisme», l’hebdomadaire Afrique Asie, dirigé par le dissident syrien Majed Nehmé et le groupe de presse «Jeune Afrique», propriété du tunisien Bachir Ben Yahmed (1).
Interlocuteur régulier de Gérard Emié, le proconsul chiraquien à Beyrouth lors du lancement du Tribunal Spécial sur le Liban dans la phase d’instrumentalisation de la Justice internationale en vue de la criminalisation du Hezbollah, Antoine Sfeir a en outre travaillé avec la grande prêtresse du féminisme anti islamiste, Caroline Fourest sur un ouvrage portant sur l’universitaire égypto-suisse, Tariq Ramadan, petit fils du fondateur de la confrérie des «Frères Musulmans» intitulé «Frère Tariq». À cette occasion, l’universitaire française a dressé un portrait élogieux du journaliste libanais, et, dans un mouvement de synergie, renvoie régulièrement aux publications des Cahiers de l’Orient, qu’il dirige. Ensemble, ils ont publié une tribune dans le journal «Le Monde» pour fustiger une initiative de Tariq Ramadan demandant un moratoire sur les châtiments corporels dans le monde musulman: «Pour un «moratoire » sur Ramadan», par Antoine Sfeir et Caroline Fourest, 19 avril 2005.
En compagnie du transfuge socialiste tunisien Merzi Haddad, Antoine Sfeir publiera dans Le Figaro une tribune intitulée « Discours américain et méthode tunisienne». (Le Figaro, 28 mars 2005). Le philosophe contestataire Merzi Haddad, dénommé «le Eric Besson de la politique tunisienne», deviendra ambassadeur de Tunisie auprès de l’Unesco, dans un retournement de veste spectaculaire, avant de se carboniser en direct sur les plateaux de la télévision à la chute de la dictature tunisienne, le 14 janvier 2011. Il accusera la chaîne «Al Jazira» «la chaîne des révolutionnaires financée par des réactionnaires» (dixit Merzi Haddad), et non ses propres turpitudes, d’être l’origine de ses malheurs.
Sa prestation de service auprès de la dictature tunisienne lui a valu un portrait sur mesure dressé par le site satirique Bakchich, que l’auteur de ses lignes soumet à l’attention de ses lecteurs, sans retouche, à titre pédagogique. Le Sfeir à repasser de Ben Ali: «Invité récurrent des plateaux télés, Antoine Sfeir retourne sa veste».
Le complément sur ce lien où Antoine Sfeir s’explique sur les problèmes d’argent avec le régime tunisienhttp://www.rue89.com/2011/02/18/auteur-dune-apologie-de-ben-ali-antoine-sfeir-fait-son-mea-culpa-191218
Sa dernière saillie a achevé de le discréditer durablement auprès de larges fractions de l’auditoire arabo musulman: L’homme, contre toute évidence, soutiendra que les Américains ont immergé, volontairement, la dépouille d’Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida, tué le 1 er Mai 2011, afin que les poissons se nourrissent de son cadavre et le prive ainsi d’accès au paradis, ignorant visiblement, une loi de la nature que les cadavres enterrés subissent le même sort du fait du travail des vers de terre.
Antoine Sfeir a tenu ses propos sur France 5, sur le plateau de l’émission «C’est dans l’air» le lundi 2 mai, devant un parterre de «spécialistes» constitué de Mohamad Sifaoui et Roland Jacquart, sans que cette énormité ne suscite la moindre protestation, à la grande consternation des téléspectateurs.
Des bonnets d’âne ont dû certainement se perdre dans la mer d’Oman où a été immergé Ben Laden; la mer d’Oman, dont on s’empresse de préciser, avant une nouvelle ânerie de « spécialistes », qu’elle a été choisie non pour ses poissons voraces, mais pour sa proximité avec le Yémen, dont le chef d’Al Qaida est originaire, et l’Arabie saoudite, son pays d’adoption, le théâtre de ses premiers exploits;
La mer d’Oman que tous les géographes anglo-saxons et arabes désignent par «Arabian sea», «Bahr al Arab» mais dont les Français par anti-arabisme primaire désigne sous le vocable de « Mer d’Oman », pour gommer tout mérite aux arabes dans l’Histoire du Monde quand bien même ils ont emprunté aux Arabes leur ordonnancement militaire désignant le chef de la flotte Amiral par référence au titre correspondant en arabe «Amir Al Bahr», le prince des mers.
Quant à Antoine Basbous, l’universitaire Thomas Deltombe porte le jugement suivant sur l’Observatoire des pays arabes qu’il a crée, en 1992, dans la foulée de la première guerre contre l’Irak et de l’arrivée au pouvoir de Rafic Hariri au Liban.
«En dépit de son aspect universitaire, l’«Observatoire des pays arabes » est une SARL, comme l’explique son site Web (www.opa-conseils.fr): «Créé en 1992, ce cabinet de conseil en stratégie aide les décideurs des secteurs privés ou publics à comprendre le fonctionnement des États et des sociétés de cette zone [“arabo-islamique”], à évaluer le risque économique, à anticiper le risque politique, à identifier les marchés porteurs et à réaliser des études de marché et des études de clientèle. Depuis sa création, l’Observatoire des pays arabes a réalisé des travaux pour le compte de l’Union européenne (Bruxelles), pour plusieurs sociétés d’énergie, des banques, des groupes dans la grande distribution, dans le BTP et pour l’administration». (2).
«Lui aussi libanais maronite, journaliste au quotidien du parti phalangiste qui incarna la chrétienté libanaise alliée à Israël contre les musulmans; On ne s’étonnera donc pas de ses réponses sur Soir 3 le 13 juillet 2006: la responsabilité dans la nouvelle attaque israélienne au sud-Liban était attribuée exclusivement au Hezbollah et de s’enflammer contre la Syrie, l’Iran et le « croissant chiite ». Cabinet spécialisé dans les questions arabes et islamiques et dans le terrorisme islamique, L’OPA n’a donc pas un objectif de recherche désintéressé, mais annonce très officiellement vouloir aider les entreprises à «identifier les marchés porteurs», à conseiller « les décideurs dans la recherche de leurs partenaires commerciaux ». Il affirme avoir réalisé des travaux pour le compte de l’Union européenne, de plusieurs sociétés d’énergie et de banques. Voila qui donne une première idée de l’orientation idéologique du directeur de cet observatoire. Les deux Antoine présentent d’autres points communs. L’anti islamisme d’abord, mais aussi une vision qui s’apparente au choc des civilisations », précise, de son côté la revue Golias, animée par des chrétiens de gauche (3).
Antoine Basbous compte parmi ses nombreux interfaces officieux, les anciens cadres de la diaspora des milices chrétiennes des Forces Libanaises de Samir Geagea, le fossoyeur du leadership chrétien, en particulier à Paris, Moussa Ghanem, ancien supplétif israélien du général félon Antoine Lahad, chef de l’armée du sud Liban, reconverti dans les affaires, dans le quartier de la friperie en gros, membre de l’association «Amitié Liban-Puteaux», chargée de collecter des fonds de ce fief sarkozyste du clan Ceccaldi pour les villages chrétiens du sud-Liban.
L’homme s’est particulièrement distingué par sa charge contre les Arabes et le Monde arabe, dans un mémorable article de la Revue «le Meilleur des Mondes» intitulé ««Entre la coupole du palais et le dôme de la mosquée, il y a le désert» (4), déversant un torrent de boue sur le nationalisme arabe, l’accusant de tous les maux, prônant un retour aux spécificités ethnico religieuses de chaque communauté nationale, dans le droit fil du projet de balkanisation du Moyen orient conçu par le tandem George Bush jr (Etats-Unis) et Ariel Sharon (Israël).
Dans la tourmente du printemps arabe, Antoine Basbous débarquera, d‘une manière impromptue, à Tunis, à mi mars, en vue de prendre part au «Forum de la transition démocratique» et se donner bonne contenance, mais, jouant de la malchance, il sera rabroué par l’un des organisateurs de ce colloque, jugeant sa présence malvenue du fait de sa connivence passée avec la dictature déchue. Interpellé publiquement par l’un des organisateurs du colloque, qui lui a demandé à voix haute s’il subsistait des personnes qui prenaient au sérieux ses analyses, il sera mis à l’écart de colloque.
Le plus grand titre de gloire d’Antoine Basbous.
Mais le plus grand titre de gloire d’Antoine Basbous demeure toutefois son «Islamisme, une révolution avortée ?»(Hachette). Edité par un marchand d’armes en vue de sécuriser l’opinion française sur d’éventuelles transactions militaires avec les pays musulmans, le livre d’Antoine Basbous dressait le constat d’échec de l’islamisme violent et pronostiquait «l’émergence d’une relève islamiste encore inconnue qui prendra le relais de la vague qui vient de s’abattre»; (Cf. http://www.monde-diplomatique.fr/2000/07/DA_LAGE/14050)
Le jugement ne manque pas de piquant lorsque l‘on songe que cette prophétie est intervenue en 2000, soit à la veille d’une décennie d’une rare violence marquée par le raid d’Al Qaïda sur les symboles de l’hyper puissance américaine, le 11 septembre 2001, la réplique américaine en Afghanistan et en Irak, l’épisode Zarkaoui en Irak, les attentats anti français du Pakistan, les attentats de Madrid et de Londres, et le déploiement d’Al Qaïda tant au Yémen qu’au Sahel et que de surcroît le printemps arabe, l »hiver 2011, a pris de court la totalité des formations islamiques du Monde arabe, de même que les spécialistes occidentaux et arabes de l’islamisme.
Deux autres escogryphes du paysage médiatique français méritent le signalement: le transfuge algérien Mohamad Sifaoui, «promoteur d’une «expertise de la peur» qui, sous couvert de scientificité et de rigueur journalistique, véhicule les pires clichés et fantasmes sur les associations et personnalités musulmanes de l’Hexagone», ainsi que Frédéric Encel, l’intellectuel communautariste, proche du Tagar, la branche étudiante de la formation de l’extrême droite israélienne le Bétar (5).
Dans la vaste remise en cause en cours dans le Monde arabe du fait du déclic populaire de l’hiver 2011, première révolution démocratique du XXI me siècle, des démocrates de Tunisie et d’Egypte envisagent de proposer à l’ordre du jour du débat public interarabe une refonte de la déontologie de la presse dans le monde arabe, à l’effet de la mettre à l’abri du contorsionnement des «plumes mercenaires», si préjudiciables au développement de l’esprit critique dans le monde arabe.
Au-delà de l’épisode pathétique de la déconvenue intellectuelle des deux Antoine, un fait demeure: Le combat collectif arabe marque incontestablement l’échec des orientalistes de pacotille, balayés par le vent d’est, tels le président Nicolas Sarkozy, artisan compulsif sous l’impulsion du CRIF (Conseil de Représentatif des Institutions juives de France), de la «désarabisation du Quai d’Orsay», le fossoyeur de la «politique arabe de la France», de même que celle de ses relais politiques, tels Dominique Strauss khan, l’ancien candidat potentiel à la présidentielle de 2012, et de ses relais médiatiques, notamment Philippe Val, le directeur de la radio publique France Inter.
Il n’appartient pas au tiers monde arabo-africain de soutenir le train de vie de l’élite politico-médiatique française et ses vacances paradisiaques, sur le budget du contribuable des peuples affamés. Pas plus celles de Michèle Alliot Marie de Hammamet, que de celles de François Fillon de Louksor ou de la lune de miel prénuptiale de Nicolas Sarkozy à Charm El Cheikh, en Egypte, ou encore du résident du Quai Voltaire, Jacques Chirac.
II – La restitution de l’indu des prébendes politico-médiatiques est une exigence morale que la France se doit à elle-même de le faire, avant d’y être contrainte par l’exigence des nouveaux pouvoirs.
L’anti arabisme primaire ne saurait tenir lieu de stratégie internationale, de même que la bunkérisation occidentale d’Israël et l’ostracisation correspondante de l’Iran. La Tunisie, l’Egypte, Bahreïn, la Libye, le Yémen, la Jordanie, l’Algérie, le Maroc voire même l’Arabie Saoudite en ont fait la démonstration. Et le nouvel ambassadeur de France en Tunisie Boris Boillon en a fait les frais à ses dépens.
Le combat collectif mené aux quatre coins de l’ensemble arabe contre des dictatures soutenues par l’Occident, a révélé, au-delà de toute attente, l’ancrage profond dans la conscience des peuples arabes d’un fort sentiment d’une communauté de destin entre le Machreq et le Maghreb, les deux subdivisions administratives de l’ordre colonial.
Une mention spéciale doit être décernée dans ce domaine à Jean Yves Camus, dague sournoise du judaïsme institutionnel français, artisan méthodique de la délation subliminale du journalisme critique face à doxa officielle pro israélo américaine.
Le théoricien du concept incongru «des Mondes arabes», Nicolas Sarkozy que «Le premier Président de sang mêlé de France» a mis en œuvre pour maintenir la balkanisation du Monde arabe, doit puiser dans le déclic populaire arabe de l’hiver 2011 les raisons de l’échec du projet phare de sa diplomatie: l’Union Pour la Méditerranée, dont les deux principales béquilles, Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie) gisent désormais dans les tréfonds des poubelles de l’Histoire.
Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession, Dominique Strauss Khan, qui se demandait chaque jour, avant son implosion, ce qu’il peut faire pour la grandeur d’Israël, devraient méditer les enseignements de l’Histoire, et, le socialiste néo conservateur, si tant soit peu soucieux des intérêts de son pays, aurait dû se demander ce qu’il peut faire pour la grandeur de son pays, la France et non Israël, pour la promotion de la justice, non de l’injustice, de l’égalité, et non des inégalités, de la liberté, et non l’oppression.
Dans ce pays agité par un débat cyclique sur l’identité nationale, ce qu’il est impératif de faire, au Directeur du FMI, bénéficiaire de l’hospitalité du Maroc pour ses vacances à Marrakech est, non la légitimation de la soldatesque israélienne, mais la mise en œuvre de la promotion du droit du peuple palestinien à une identité nationale et à la souveraineté.
Il n’appartient pas au Monde arabe de servir de thérapie au complexe de persécution des Juifs ni aux Palestiniens de payer par délégation pour les crimes commis par les pays occidentaux, particulièrement l’Europe, plus précisément l’Allemagne et la France de même que le Royaume Uni (promesse Balfour).
Unique état du Monde à avoir été créer par une décision de l’ONU, Israël, est l’unique état du monde à s’affranchir en toute impunité de la légalité internationale. Le véto américain, premier veto de l’administration de Barack Obama, à une résolution palestinienne concernant le gel de la colonisation israélienne de la Palestine, constitue un mauvais signal à la paix mondiale.
Le Hamas n’est pas responsable du malheur du peuple Palestinien. Ce malheur est antérieur de soixante ans à la naissance du Hamas qui en est la résultante, la résultante de la spoliation du peuple palestinien, de la spoliation de son identité nationale, de sa souveraineté et de sa dignité. Résultante de la négation de sa légitimité pourtant consacrée par des élections démocratiques, par la poursuite du blocus de Gaza, par la poursuite des assassinats extrajudiciaires, la multiplication des check points de contrôle de l’armée israélienne, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et la judaïsation rampante de Jérusalem.
La rengaine est connue et une piqûre de rappel s’impose pour prévenir de nouvelles dérives: Il y a d’abord eu Nasser, le Bikbachi, comparé en son temps à Hitler, puis Yasser Arafat, le « terroriste » prix Nobel de la Paix, confiné dans sa résidence de Ramallah, puis le paralytique cheikh Ahmad Yassine, fondateur du Hamas et son successeur Abdel Aziz al-Rantissi, objet d’une élimination extrajudiciaire, auparavant l’iranien Mossadegh, premier artisan de la nationalisation pétrolière dans un pays du tiers-monde.
Tous ont en commun l’immense défaut d’être des patriotes nationalistes soucieux des intérêts supérieurs de leurs pays et de leurs peuples. Non des factotums désireux de complaire à l’Occident comme les transfusés arabes: Saad Hariri et Fouad Siniora (Liban), Noury Malki (Irak) ou Mahmoud Abbas (Palestine), Hamid Karzaï (Afghanistan), que la presse occidentale sans crainte du ridicule désigne par la risible appellation d’ «axe de la modération».
L’axe de la modération est un axe de soumission au diktat occidental. Un axe de dictateurs corrompus qui déchoit au fur et à mesure de la montée de la colère populaire, dont la destitution de Moubarak et Ben Ali en signe l’acte de décès.
Nicolas Sarkozy est captif de sa démagogie et de ses préjugés, captif de son ignorance crasse des réalités régionales, lorsque depuis Jéricho, en juin 2008, il tonnait ce slogan qui signait de manière manifeste son incompétence diplomatique: «le pouvoir par les urnes, pas par les fusils » feignant d’ignorer, ou plus vraisemblablement ignorant que le Hamas avait emporté haut la main les élections les plus démocratiques du Moyen-Orient.
L’homme de la rupture est un vil suiviste: suiviste de son prédécesseur qu’il dénigre tant mais qu’il copie fidèlement même dans ses errements: tout le monde garde présent à l’esprit la prescription de Jacques Chirac ordonnant des « mesures coercitives » à l’égard du Hezbollah libanais lors de la guerre destructrice israélienne contre le Liban, en juillet 2006, dont il en sortira victorieux et légitimé dans son combat.
En cette heure de grand bouleversement stratégique, il est à souhaiter que tous les candidats potentiels à la présidentielle 2012, révisent leur classique, à l’ombre de vacances studieuses, non sous des tropiques dictatoriaux, à l’aide des gourous médiatiques et des «arrangements entre amis de gentils vacanciers…de Tunisie, d’Egypte, du Maroc et d’ailleurs. Et que cesse enfin cette gesticulation démagogique qui fait de la France, une partie du problème et non de sa solution.